Plus d’un mois après le lancement de sa grève générale, le Syndicat des professionnels des mines (Sypromines) n’a toujours pas obtenu gain de cause auprès de la tutelle.

Quelques membres du Sypromines à l’issue de l’assemblée générale au ministère des Mines, le 11 avril 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Six semaines après le déclenchement de sa grève générale illimitée, le Syndicat des professionnels des mines (Sypromines) a fait le point lors d’une assemblée générale tenue le 11 avril à Libreville. «Nous sommes en mouvement de grève illimitée depuis un mois et demi», a déclaré le président du Sypromines. «Ce n’est qu’en début de semaine que nous avons été reçus par la tutelle, afin d’analyser ensemble les contours de nos revendications», a ajouté Chem Sylvestre Mezui M’obiang.

Chem Sylvestre Mezui M’obiang (au centre). © Gabonreview

Le Sypromines réclame notamment la mise en place d’une régie des recettes, conformément aux textes régissant l’activité de ce département ministériel. La régie des recettes aux fonctionnaires du ministère de bénéficier d’une partie des ressources (taxes, redevances, etc.) générées par l’activité minière. «Une ristourne que les agents des Mines n’ont jamais perçu. Cette régie est inexistante mais l’activité minière continue au quotidien», a déploré Chem Sylvestre Mezui M’obiang.

L’autre revendication phare du syndicat porte sur la prestation de serment des agents contrôleurs du ministère, comme cela est mentionné dans les textes. Selon Chem Sylvestre Mezui M’obiang, ces revendications doivent booster les agents des Mines, en vue de relever le défi du chef de l’Etat. «Le président de la République souhaite en effet, d’ici à 2025, que l’activité minière contribue à hauteur de 30% dans l’assiette fiscale. A l’heure actuelle, la part du secteur est seulement de 3,6% (derrière le pétrole, dont la part est de 55%, ndlr)», a-t-il souligné.

Par ailleurs, le Sypromines entend durcir davantage son mouvement de grève si aucune solution concrète n’est trouvée à ses revendications. «Notre mouvement est durci depuis son lancement. Et il va se corser encore un peu plus chaque jour, si aucune solution concrète n’est trouvée à nos revendications. Notamment au niveau de la gestion du service minimum et dans la démonstration des maux minant notre département ministériel», a prévenu Chem Sylvestre Mezui M’obiang.