Au cours d’une récente rencontre avec les grévistes, le ministre de la Santé a dit comprendre leurs revendications, avant de leur assurer que tout est mis en œuvre pour la satisfaction de leurs attentes.

Le ministre de la Santé et de la Population, Léon N’Zouba, en février 2017 à Angondjé. © Gabonreview

 

La reprise effective des travaux de l’hôpital psychiatrique de Melen, l’ouverture des écoles de formation sanitaire, le reversement de la main d’œuvre non permanente à la Fonction publique…, les revendications ayant conduit à la grève des agents de santé publique et des affaires sociales sont nombreuses. Toutes ces revendications, Léon N’Zouba a dit les prendre en considération au cours de sa rencontre du 18 mai avec les centrales syndicales du secteur. «Personne n’est insensible à cette revendication louable et justifiée. Personne, en commençant par le chef de l’Etat et le Premier ministre», a assuré le ministre de la Santé et de la Population, abordant spécifiquement la question du paiement de la Prime d’incitation à la performance (PIP) du dernier trimestre 2015, condition sine qua non de la reprise des activités.

Aux responsables syndicaux, le membre du gouvernement a promis que tout est mis en œuvre pour que, comme toutes les autres, cette question soit réglée dans les meilleurs délais. Pour ce faire, il aurait tenu informés ses collègues de la Fonction publique et du Budget. La preuve de «la préoccupation» du gouvernement est visible dans les correspondances échangées entre lui et ses collègues, ainsi que sur les procès-verbaux de leurs entretiens, a-t-il dit.

Les responsables syndicaux ont apprécié l’invitation à échanger du ministre de la Santé en vue d’«un assouplissement du mouvement de grève» lancé le 15 mai 2017. Ils ont rassuré ce dernier sur l’adoption d’un service minimum dans les hôpitaux durant la  grève. «La santé est un secteur très sensible. Une journée de grève a des conséquences incommensurables», a rappelé Joël Ondo Ella, le président de la confédération des syndicats du secteur de la santé. Les agents de santé publique et des affaires sociales devraient décider ce week-end de la poursuite ou non de la grève, censée prendre fin ce 20 mai.