A la suite du préavis de grève déposé par les agents le 1er février, les autorités municipales de Port-Gentil s’étonnent et affirment avoir répondu à un nombre de revendications de ceux-ci.

Bernard Aperano, le maire de Port-Gentil, face aux accusations des agents. © Gabonreview

 

Les tensions qui couvent à la mairie de Port-Gentil depuis ces dernières semaines, et plus encore depuis l’annonce d’un débrayage par les agents ne devraient pas s’apaiser dans les jours qui viennent. Comme décidé à la suite de leur assemblée générale quelques jours plus tôt, les agents municipaux, regroupés autour du Syndicat Solidarité ont bel et bien déposé leur préavis de grève le 1er février. Ils dénoncent des mauvaises conditions de vie et de travail. Les élus, quant à eux, disent ne pas comprendre leur colère. D’autant que la principale revendication contenue dans le préavis de grève, l’application de la nouvelle grille salariale, serait effective depuis avril 2016. C’est du moins ce qu’a soutenu le premier maire adjoint de la commune, selon Radio Gabon.

Si les autorités municipales rétorquent aux agents que les débats sur cette grille n’ont plus lieu d’être, c’est parce que, affirment-ils, les salaires des mêmes agents ont connu une hausse ces neuf derniers mois. La mairie a néanmoins reconnu l’existence de difficultés liées au versement à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) des prélèvements sur le salaire des agents, tout comme il n’a pas nié les problèmes dans l’approvisionnement de la mutuelle municipale. Pour la mairie qui entend entrer en discussion rapidement avec ses partenaires sociaux, il s’agit de faire comprendre aux agents que la structure est confrontée à des tensions de trésorerie en raison de la crise. Mais s’agissant de la cessation de collaboration des pharmacies et les établissements d’alimentation générale de la ville de Port-Gentil, pour faute de paiement, le premier maire adjoint a soutenu que des bons de caisse devant permettre de payer ces structures sont prêts. Le blocage viendrait du Trésor public, s’est-il justifié. Pour ce qui est de l’assurance des agents à la CNSS, le non-versement depuis un mois des sommes prélevées dans leurs salaires reste un mystère. Quelle direction la mairie donne-t-elle à cet argent ? Le Syndicat Solidarité exige des réponses sous quatre jours.