À la faveur de la journée dite de la Femme au Gabon, les femmes de l’Union nationale ont, à travers une déclaration lue, le 24 avril à Libreville, minimisé l’annonce de la gratuité des accouchements faite par Ali Bongo le 31 décembre, non sans aborder la question du quota de candidatures féminines aux élections politiques au Gabon.

Flavienne Adiahenot, coordinatrice adjointe de l’UN pour la province de l’Estuaire (à g.), Paulette Missambo, vice-présidente de l’UN (au centre), et Marie Agnès Koumba, coordinatrice nationale des femmes de l’UN (à d.), le 24 avril 2018 à Libreville.© Gabonreview

 

Profitant de la célébration de la journée de la femme, le mouvement des femmes de l’Union Nationale s’est exprimé, à travers une déclaration lue par leur coordinatrice nationale, Marie Agnès Koumba, sur  la gratuité des accouchements annoncée par Ali Bongo le 31 décembre et le quota des femmes aux élections politiques.

Au sujet de la gratuité des accouchements, les femmes de l’UN estiment que «les Gabonais ne perçoivent pas l’utilité de cette annonce à partir du moment où le dispositif de prise en charge existant avec la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) prend même les personnes non immatriculées», a déclaré la coordinatrice des femmes de l’UN.

Pour Marie Agnès Koumba, «exclure les filles de moins de 18 ans est donc contre productif. Car il n’est pas rare de rencontrer les filles enceintes même dans les écoles primaires dès l’âge de 12 ans».

De même, le mouvement des femmes de l’UN balaie d’un revers de la main le quota de 30% réservé aux femmes lors des élections au Gabon, préférant «s’en tenir à l’objectif défini par les Nations Unies de 50/50 en 2030». Et pour susciter le plus grand nombre des candidatures féminines, les femmes de l’UN estiment que «le temps est venu où il faut démystifier le processus électoral».

Par la même occasion, Marie Agnès Koumba a exhorté les femmes à se porter candidates à la prochaine élection législative. Car, a-t-elle rappelé, «on n’est jamais mieux servi que par soi-même».

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga