La province mériterait presque la palme d’or de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine). Quatre coopératives sont à l’œuvre à cet effet à Tchibanga, où plus de 60 hectares ont été mobilisés essentiellement pour la culture du manioc.

Sur le site de la coopérative Eden Divara, le 26 janvier 2018 à Tchibanga. © Gabonreview

 

La Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine) est un bel exemple de réussite à Tchibanga, chef-lieu de la Nyanga. Le programme est porté par quatre coopératives agricoles dynamiques : Eden Divara, Moutsige, Vie et Forêt et, enfin, Ponzi-Nadouabi. Les coopératives cultivent essentiellement du manioc sur des surfaces comprises entre 15 et 20 hectares.

Hortense Moundounga et Hortense Ignouga Moumbanga face à la presse. Et, quelques produits de la coopérative Ponzi-Nadouabi avec, en premier plan, son président Jean-François Koumba Mabicka. © Gabonreview

Toutefois, Hortense Moundounga a évoqué certaines craintes susceptibles de mettre à mal le dynamisme de la coopérative. «Nous sommes cependant confrontées au défi de la commercialisation. Etant donné que nous entrerons bientôt dans la phase de commercialisation dans un ou deux mois», a-t-elle souligné. Dans le même ordre d’idées, Eden Divara attend toujours «la réalisation des bacs de trempage promis par la Sotrader».

Créée en juillet 2012, la coopérative Moutsige, pour sa part, a souhaité que le programme ne s’arrête pas en si bon chemin. «Actuellement, nous attendons la phase de la récolte», a indiqué la présidente de la coopérative. «Nous souhaitons que le programme nous aide jusqu’à la fin. Car nous avons pour ambition d’agrandir notre espace de culture», a affirmé Hortense Ignouga Moumbanga.

Un message bien reçu par la Sotrader, qui entend mobiliser moyens et énergie pour accompagner ces femmes dans leur entreprise. «Ce sont des plantations dont elles sont propriétaires mais dans lesquelles elles n’ont rien investi», a révélé le directeur provincial Graine dans la Ngounié et la Nyanga. «Notre image a vraiment été écornée mais le plus beau geste que nous avons fait a été de leur offrir ces terres dont elles sont désormais propriétaires», a déclaré Philipe Xavier Moussavou.

Autant d’efforts dont les résultats sont vivement attendus. «Nous voulons avoir des produits agricoles locaux à moindre coûts. C’est l’un de nos challenges. 400 milliards de francs CFA sont dépensés chaque année pour des importations alimentaires», a rappelé le responsable Graine.

Selon lui, l’objectif principal est d’approvisionner le marché local et les deux provinces environnantes : la Ngounié et l’Ogooué-Maritime. «L’approvisionnement de Libreville interviendra en dernier recours, si nous éprouvons des difficultés à écouler les produits sur les marchés cibles», a conclu Philipe Xavier Moussavou.