Le très volubile secrétaire général du Rassemblement héritage et modernité (RHM), Michel Menga M’Essone vient de perdre ses charges, pour avoir accepté d’intégrer le troisième gouvernement du second mandat d’Ali Bongo.

Le secrétaire général adjoint chargé de la mobilisation, porte-parole du parti, Faustin Laurent Bilie Bi Essone. © Gabonreview

 

Dans une déclaration lue le 5 mai par le secrétaire général adjoint chargé de la mobilisation, porte-parole du parti, Faustin Laurent Bilie Bi Essone, le Rassemblement héritage et modernité a, en application des dispositions de l’article 132 de ses statuts et en attendant l’application des dispositions subséquentes, suspendu son secrétaire général Michel Menga M’Essone, de ses charges au sein dudit parti.

Prenant acte de la décision de nomination de leur membre au poste de ministre d’Etat, ministre de l’Habitat, le 4 mai dernier, le Rassemblement héritage et modernité a martelé qu’elle rejette toute participation à un quelconque gouvernement formé et dirigé par Ali Bongo.

«C’est donc à titre personnel que monsieur Michel Menga M’Essone fait son entrée au gouvernement. Sa décision n’engage pas le RHM», a précisé Faustin Laurent Bilie Bi Essone, relevant que cette nomination est proprement de nature à créer la confusion dans les rangs de l’opposition. «De ce fait, elle illustre une fois de plus les basses manœuvres politiciennes que les gabonaises et les gabonais rejettent. Elle vise à discréditer et à affaiblir l’opposition afin de démobiliser nos compatriotes», a-t-il regretté.

Affirmant ne pas ignorer la rudesse et les nombreux sacrifices qu’exige la lutte politique pour l’avènement de la démocratie, l’Etat de droit et la libération de notre pays. Le RHM par la voix de son porte-parole a invité l’ensemble des membres de l’opposition véritable à la vigilance et à l’unité. Et de conclure : «nous exhortons tous nos compatriotes au Gabon et de la diaspora, à demeurer mobilisés et concentrés sur notre objectif : le respect de la souveraineté du peuple gabonais et l’alternance démocratique dans notre pays».