Nommés le 4 mai dernier, les nouveaux membres du gouvernement prêteront serment ce lundi à 11 heures devant le président de la République et la présidente de la Cour constitutionnelle.

Les nouveaux membres du gouvernement prêteront serment devant le président de la République, le 7 mai 2018. © facebook.com/alibongoondimba

 

Quatre jours après la reconduction d’Emmanuel Issoze Ngondet au poste de Premier ministre, le gouvernement s’apprête à entrer en action. Ce ne sera pas avant la cérémonie de prestation de serment annoncée pour ce lundi 7 mai au palais Rénovation à Libreville.

Nommés le 4 mai, les 41 ministres jureront devant le président de la République et sur la Constitution de mener avec abnégation, patriotisme et fidélité leurs missions. La cérémonie se déroulera en présence du vice-président de la République Pierre-Claver Maganga-Moussavou, de la présidente du Sénat Lucie Milebou Mboussou et de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo.

L’une des principales missions de ce gouvernement, qui ne sera responsable que devant le chef de l’Etat, sera d’organiser au plus tôt les prochaines élections législatives. Ayant échoué à les organiser, le gouvernement précédent s’était vu contraint de démissionner sous la pression de la Cour constitutionnelle qui avait alors dissous l’Assemblée nationale devenue illégitime.

Parmi les ministres devant prêter serment devant Ali Bongo, l’on devrait compter deux personnalités de l’aile dure de l’opposition ayant boycotté le dialogue politique national de 2017 : David Mbadinga (Commerce) et Michel Menga M’Essone (Habitat), deux soutiens de Jean Ping lors de la présidentielle d’août 2016. Pour Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, c’est peu sûr encore. Nommé ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur, le président de Union & Solidarité (US) que l’on dit absent du Gabon n’a pas officiellement décliné l’offre d’embauche, alors que ses proches soutiennent timidement qu’il l’a fait. En septembre 2015, l’intéressé avait déjà refusé d’entrer au gouvernement après des tractations avec Ali Bongo, dont il conteste aujourd’hui la victoire à l’élection présidentielle d’août 2016.

Un conseil des ministres se tiendra le mardi 8 mai à la présidence de la République.