Selon l’Indice de gouvernance des ressources naturelles 2017, publié par Natural Resource Governance Institute, le Gabon occupe le 65e rang sur 89 pays évalués, avec 36 points sur 100. L’inefficacité dans la gestion et la corruption dans le secteur du pétrole et du gaz sont les raisons avancées dans le rapport.

L’inefficacité dans la gestion et la corruption dans le secteur du pétrole et du gaz sont les raisons de la mauvaise gouvernance des ressources au Gabon. © poil gha

 

L’Indice 2017 de la gouvernance des ressources naturelles classe le secteur pétrolier et gazier du Gabon à la 65e position, sur 89 évaluations réalisées dans le monde et 24e en Afrique sur 38 évaluations sur le continent. Avec ce classement le pays marque 36 points sur 100. Selon cet indice, la mauvaise performance du pays est attribuable au score de 18 points sur 100 enregistrés dans la rubrique réalisation de la valeur. Toutefois, dans la catégorie gestion des revenus, il marque 47 points et 48 points pour la qualité de l’environnement des affaires.

À l’exception de la budgétisation nationale dans lequel le Gabon est le leader en Afrique subsaharienne, avec un score satisfaisant de 70 points, le pays se classe au 87e rang dans la catégorie de la gouvernance au sein des entreprises appartenant à l’État, qui a atteint le score le plus bas. Le système fiscal gabonais est le plus pauvre de la région, avec un score de 19 sur 100 points. «Une meilleure divulgation des données concernant la production et les exportations, combinée à de meilleures exigences pour les paiements des entreprises et les règles des autorités fiscales, permettrait au Gabon d’améliorer sa gouvernance des ressources naturelles», souligne le rapport RGI 2017.

Selon l’Indice de gouvernance des ressources naturelles, la société nationale du pétrole (Gabon oil compani) se classe parmi les mauvais élèves sur les 52 sociétés nationales de pétrole et de gaz évaluées. La GOC marque 11 points sur 100 et occupe la 71e place dans l’Indice, et 25e place parmi les 27 entreprises publiques appartenant à l’État en Afrique subsaharienne. «La performance de la GOC échoue dans presque tous les indicateurs. D’un point de vue de la gouvernance, il est particulièrement préoccupant de constater qu’il n’existe pas de règles ou de divulgation concernant ses relations avec le gouvernement», souligne Natural Resource Governance Institute.