Comment bâtir une relation équilibrée et gagnant-gagnant avec la Chine ? Tel était le fil conducteur d’une séance de travail, le 30 juin courant à Libreville, entre le ministère de l’Environnement et la représentation locale du Worldwide Fund for nature (WWF)

Vue de la salle pendant les travaux. © Gabonreview

Vue de la salle pendant les travaux. © Gabonreview

Le renforcement de la coopération Chine-Gabon dans le secteur forêt-bois était au centre d’une séance de travail entre la représentation locale du Worldwide Fund for nature (WWF) et le ministère de l’Environnement, le 30 juin courant à Libreville. Comment bâtir une relation équilibrée et gagnant-gagnant avec la Chine ? Comment WWF-Gabon peut-il accompagner le gouvernement dans ce sens ? Tels étaient les points à l’ordre du jour.

A l’issue de ces échanges, le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement s’est dit satisfait des relations avec la Chine, saluant au passage l’initiative du WWF-Gabon. «Nous espérons que les opportunités de financement que nous offre la Chine et que nous n’avons pas encore saisies, vont être mises en œuvre», a déclaré Maury Nzambe Mabika, qui a cependant émis quelques réserves suite aux propos prêtés à un opérateur chinois. «C’est une déclaration faite par un opérateur chinois, qui dénonçait la corruption qui gangrénait le ministère de la Forêt. J’ai tenu à préciser que cette corruption doit être relativisée, car les opérateurs chinois, eux-aussi, ne sont pas toujours exempts de tout reproche», a-t-il lancé. «De notre côté, nous allons mettre en œuvre un certain nombre de mécanismes qui devront permettre la concrétisation des initiatives du WWF», a-t-il annoncé.

WWF-Gabon a insisté sur la légalité des relations avec la Chine. «Il a clairement admis que la légalité est une priorité pour le Gabon et nous en sommes très contents. Nous espérons que cela se concrétisera par de nouvelles dispositions et par une nouvelle dynamique qui répondra aux exigences du processus APV-Flegt», a déclaré la directrice de la conservation du WWF-Gabon, insistant sur la concertation. «Il y a de nombreuses sollicitations, de nouvelles opportunités. Mais il n’est pas toujours évident de les faire fructifier. Nous pensons donc qu’avoir un cadre de travail multilatéral peut motiver les différentes parties à tirer profit de ces opportunités», a affirmé Sandra Ratiarison.

WWF-Gabon souhaite que l’axe Gabon-Chine se développe sur des bases nouvelles avec, comme socle, une gouvernance exemplaire. «Le tout de manière coordonnée pour répondre aux problématiques ressenties par chaque partie, en vue de créer des relations plus équilibrées», a conclu Sandra Ratiarison.