Visant à renforcer la contribution des acteurs non étatiques dans l’amélioration de la gouvernance forestière, la Voix des citoyens pour le changement (CV4C) a été lancée le 26 avril dernier à Kinshasa. Le projet est financé à hauteur de 6,25 millions d’euros par l’Union européenne (UE).

Vue des officiels pendant le lancement du projet CV4C, le 26 avril 2017 à Kinshasa. © D.R.

 

Nouveau projet sur l’observation indépendante des forêts, la Voix des citoyens pour le changement (CV4C) a été lancé le 26 avril dernier à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Etalé sur quatre ans, le projet est financé à hauteur de 6,25 millions de francs d’euros par l’Union européenne (UE).

«Nous sommes ravis d’avoir obtenu un financement de l’UE pour ce projet majeur dans le bassin du Congo, qui aura un impact positif sur la vie des millions de personnes vivant dans les communautés forestières», s’est réjoui le chef du programme du projet CV4C. En effet, a estimé Aurelian Mbzibain : «Les bénéficiaires finaux de cette action sont les 75 millions d’hommes, de femmes et de jeunes qui dépendent des forets pour leur subsistance dans le bassin du Congo, deuxième plus grande zone de forêt tropicale dans le monde».

Concrètement, il vise à renforcer la contribution des acteurs non étatiques, de la société civile, des peuples autochtones et des organisations communautaires dans l’amélioration de la gouvernance forestière. Mais aussi, la gestion durable des forêts et la contribution des forêts au développement, dans cinq pays du bassin du Congo.

Le projet sera géré par le Centre pour le développement International et de la formation (CIDT) de l’université de Wolverhampton. «Le CIDT possède une expérience significative dans les projets de gouvernance forestière et l’amélioration de la durabilité dans quelques-unes des régions les plus pauvres du monde en travaillant avec les peuples autochtones et les organisations locales», a souligné Aurelian Mbzibain. Le projet bénéficie également du soutien financier des gouvernements américain, britannique et norvégien.

Partenaire principal, le CIDT apportera une expérience significative dans l’implémentation des projets liée à la gouvernance forestière, avec les communautés en Afrique de l’Ouest et du Centre. Son équipe de projet séjournera dans le bassin du Congo pour travailler avec les partenaires dans chaque pays, en partageant leur expertise et leurs connaissances pour renforcer leur capacité.

En gros, l’objectif du projet est de travailler en partenariat avec des organisations et des communautés locales pour s’assurer que les entreprises du secteur privé respectent leurs engagements contractuels. Le tout en opérant dans le cadre de la réglementation nationale sur le bois, régissant la déforestation et les exportations légales. Le projet permettra également aux communautés impactées de surveiller les activités sur le terrain, en veillant à ce que les accords sociaux soient respectés.

Dans ce sens, plusieurs organisations de premier plan en matière d’observation indépendante de la forêt, de cinq pays de la région du bassin du Congo, ont été associées au projet. A l’instar de Brainforest au Gabon, du Cercle d’appui à la gestion durable des forêts (CAGDF) au Congo, ou encore l’Observatoire de la gouvernance forestière (OGF), en RDC.

En outre, le Field legality advisory group (Flag) travaillera à l’échelle régionale avec tous les partenaires pour fournir une assistance technique et un renforcement des capacités. Tandis que le partenaire au niveau international, World resources institute (WRI), travaillera avec des partenaires nationaux pour compiler, analyser et publier toutes les observations et rapports d’observation indépendante.