Réunis à Libreville, les médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale ont annoncé la création de leur association.

Les participants à la clôture de la réunion des médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale. © Gabonreview

Les participants à la clôture de la réunion des médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale. © Gabonreview

 

Du 26 au 27 juillet courant, les médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale, réunis à Libreville, ont échangé autour de leur rôle et de leur apport dans la consolidation de la paix, du développement et de la bonne gouvernance. Au terme des travaux, ils ont annoncé la création de l’Association des médiateurs et ombudsmans des pays membres de la CEEAC (AMP-CEEAC).

Rendant publique la déclaration finale, le médiateur de la République a rappelé leur «profond attachement aux valeurs de paix, de fraternité, d’égalité et de solidarité ainsi qu’au dialogue et au règlement consensuel et équitable des différends». «Seul un climat de paix est une garantie essentielle et indispensable à toute ambition de développement des pays de la région ainsi qu’à toute intégration économique harmonieuse», a dit Laure Olga Gondjout.

Les médiateurs et ombudsmans d’Afrique centrale ont précisé les menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité dans la région. Ils se sont dits préoccupés par les risques de conflit inhérents aux processus électoraux biaisés. «Les médiateurs de la République et les chefs religieux dans leur diversité sont des mécanismes judicieux de prévention et de résolution des crises et des conflits», ont-ils rappelé. C’est pourquoi, ils ont souhaité «une  institutionnalisation et /ou la consolidation de la fonction de médiateur dans tous les Etats d’Afrique centrale, dans l’esprit de la résolution 2282 (2016) des Nations-unies». Au regard des tensions dans la plupart des pays de la CEEAC, ils ont appelé les acteurs politiques à entretenir un climat apaisé dans chacun des pays de la région.

La cérémonie de clôture a été présidée par la présidente du Conseil économique et social (CES), Georgette Koko. Ce conclave a été réuni à l’initiative du médiateur de la République du Gabon, du Bureau des Nations-unies pour l’Afrique centrale (Unoca) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).