Accusé par le Syndicat des autoécoles de Libreville de mener une concurrence déloyale à leur endroit à travers la structure Go Driving School, le patron de Gabon Oil Company (Goc) a apporté des éclaircissements à ce sujet, le 19 octobre à Libreville.

Le directeur général de Gabon Oil lors d’une conférence de mise au point. © Gabonreview

 

«Go Driving School n’est pas une filiale de Gabon Oil. Le soutien que nous leur apportons n’est qu’en accompagnement aux compatriotes lancés dans l’entrepreneuriat pour faire notre publicité…». C’est en ces termes que le patron de Gabon Oil Company (Goc) a rejeté en bloc, le 19 octobre à Libreville, toutes les accusations portées contre lui par le Syndicat des autoécoles de Libreville.

24 heures plus tôt, en effet, le Syndicat des autoécoles de Libreville a accusé Arnaud Engandji d’orchestrer une concurrence déloyale dans un secteur autre que celui pour lequel existe Gabon Oil. «Go driving School est née de la volonté des anciens employés de GOC de fédérer leurs efforts et se lancer dans l’entrepreneuriat», a-t-il rappelé.

En 2015, période au cours de laquelle la Goc était en situation de quasi faillite, des fortes sommes d’argent avaient été allouées à 70 agents de la Goc suite au plan de restructuration de la société.

Soucieux de leur mieux être, les dirigeants de la GOC ont exhorté ces agents à utiliser rationnellement cet argent. C’est ainsi que certains d’entre-deux se sont lancés dans le transport. A côté d’eux, 19 autres agents encore en fonction avaient été également invités à créer une entreprise. Menés par Landry Ngandji, ces agents ont décidé de créer Go Driving School, grâce un investissement de 180 millions de francs CFA issu de la mutualisation de leurs fonds.

«Il est question ici de soutenir nos employés dans l’entrepreneuriat. La seule intervention de la GOC est de payer un loyer de 500 000 francs CFA par mois pour que la Go Driving School fasse notre publicité», a déclaré le directeur général de la Goc. Dans cet accompagnement, a insisté Arnaud Engandji Alandji, «seuls 70% de l’investissement nous seront rétrocédés. Les 30% restants seront utilisés sur 10 ans pour le branding de Gabon Oil».

Evoquant l’agrément dont Go driving School ne disposerait pas, le directeur général de la GOC a estimé que les démarches administratives vont bon train. «Il serait injustifié que les autorités compétentes ne délivrent pas à la Go Driving School, un agrément, au regard des structures de pointe dont elle dispose», a-t-il souligné.

Pour dissiper toutes inquiétudes des responsables du syndicat des autoécoles, le directeur général de la GOC a affirmé la volonté de sa structure à accompagner toute structure exerçant dans ce secteur d’activité appelé à se moderniser. «Lancées dans l’objectif d’apporter un soutien à l’entrepreneuriat, ces actions s’ajouteront à celles posées à l’endroit des compatriotes des secteurs autres que celui des hydrocarbures», a conclu Arnauld Engandji.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga