L’activité de l’auto-école s’est enrichie d’un nouvel acteur avec Go Driving School, présentée le 13 octobre à Angondjé, dans la commune d’Akanda. Reposant sur plusieurs innovations, l’école de conduite soutenue par le groupe Gabon Oil entend bien devenir un acteur majeur dans son secteur d’activités.

Des véhicules de Go Driving School en stationnement, le 13 octobre 2017 à Akanda. © Gabonreview

 

Les simulateurs de l’école de conduite. Et Arnauld Engandji s’entretenant avec le ministre de Pétrole et Landry Ngandji (centre). © Gabonreview

Fruit d’un partenariat entre Gabon Oil et un collectif d’anciens et employés actuels du groupe pétrolier, l’école de conduite Go Driving School a été officiellement inaugurée le 13 octobre à Angondjé, dans la commune d’Akanda. Une réalisation participant de la volonté de ses promoteurs dans la lutte accidents de la route.

«Initié en 2016, le projet Go Drive a été mis en place pour lutter contre les nombreuses tragédies que nous vivons sur nos routes et qui ont coûté la vie à plusieurs de nos compatriotes comme ce fût le cas à Kango, Plaine Niger et Massika (24 août 2003, ndlr) et dont l’agence actuelle porte le nom», a déclaré le directeur général de Go Driving School.

Selon Landry Ngandji, la matérialisation de ce projet est le «symbole de notre engagement aux côtés des populations victimes des accidents de la route». L’école de conduite repose sur un système innovant, développé par le Code Rousseau : le système Easytest. Celui-ci a été créé dans le but d’organiser des séances d’examen du Code en toute transparence et en toute impartialité.

«Easytest se compose d’un ordinateur central, d’un récepteur radio et des boitiers de réponses dans lesquels on y insère une carte paramétrée au nom du candidat. L’ordinateur diffuse les questions au moyen d’un vidéo projecteur et les candidats se servent de leurs boitiers respectifs pour répondre», a détaillé le patron de Go Driving School, dont il est actionnaire majoritaire.

Le test débouche sur l’impression d’un rapport qui attestera du niveau de connaissance du candidat. Pour Landry Ngandji, l’autre enjeu de ce système est qu’il réduit de manière significatif la fraude au permis, obligeant par ailleurs les candidats à plus d’efforts dans l’apprentissage du code de la route. L’école de conduite s’est également dotée de simulateurs qui confèrent à la structure les compétences d’un «véritable» centre d’examens.

Les promoteurs de Go Driving School ont par ailleurs souhaité l’implication active du gouvernement pour que les écoles de conduite, remplissant certaines conditions, soient également dotées du système Easytest. D’autant que pour l’administrateur directeur général de Gabon Oil, la matérialisation de Go Driving School découle de l’action sociétale de son groupe, conformément aux attentes du ministre du Pétrole.

«Il est question ici de soutenir nos employés dans l’entrepreneuriat. Certes, nous avons investi dans ce projet, mais seuls 70% de l’investissement nous seront rétrocédés. Les 30% restants seront utilisés sur 10 ans pour le branding de Gabon Oil. Sur cette période, le groupe aura un regard sur l’utilisation de l’investissement en termes de finances. En gros, notre ambition est de soutenir l’entrepreneuriat, conformément à la volonté des plus hautes autorités du pays», a révélé Arnauld Engandji.