Les choses semblent se préciser pour l’exploitation du gisement de Maboumine. Il pourrait être relancé par la China Molybdenum, via sa filiale CMOC International.

Le gisement de Maboumine comme ici sur le site de Biniomi devrait accroitre la part du secteur minier dans l’économie nationale. © Gabonreview

 

Après le passage d’une délégation de la société minière, China Molybdenum Co (CMOC International), au mois de mai dernier à Libreville et les assurances du PDG du Groupe Eramet, Christel Boriès, sur l’éventualité d’une reprise de ce projet, les choses se précisent.

Selon le site d’informations économiques, usinenouvelle.com, ce projet minier polymétallique, «conduit par Eramet près de la ville de Lambaréné à l’ouest du Gabon, n’est plus qu’à quelques pas de la reprise». «Mis en stand-by en 2015 suite à la décision du groupe français de suspendre tous ses grands projets, le gisement pourrait être relancé par China Molybdenum, via sa filiale CMOC International».

Lors de son passage dans la capitale gabonaise le 20 juin dernier, Christel Boriès avait rappelé que le groupe Eramet était toujours à la recherche de partenaires. Toutefois, avait-elle souligné, «il y a des discussions qui sont maintenant bien avancées avec un partenaire potentiel et nous espérons que nous pourrons, dans quelques mois, conclure avec un partenaire qui reprendrait l’exploitation et le développement de ce projet».

CMOC International serait un bon partenaire, Ce dernier avait déjà acquis, fin 2016, les activités d’Anglo American au Brésil, premier pays producteur quasi monopolistique dans le niobium et les phosphates, pour 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros).

Situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, l’exploitation du gisement de Maboumine devrait être supervisée par le groupe français Eramet.

C’est un projet polymétallique visant l’exploitation de ressources minérales de classe mondiale. Le scénario de production présenté aux futurs partenaires s’élève à 5 000 tonnes par an, un chiffre qui pourrait monter jusqu’à 10 000 tonnes, selon les risques du marché et les investissements injectés.