Faciliter la participation de la jeunesse à la conservation des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale. Tel sera l’objet du séminaire de formation, prévu du 28 au 31 juillet prochain à Libreville, au bénéfice des organisations de la société civile.

© gembloux.ulg.ac.be

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A l’initiative du Réseau des jeunes pour les forêts d’Afrique centrale (Rejefac) un séminaire de formation à l’endroit des organisations de la société civile se tiendra du 28 au 31 juillet prochain à Libreville. Axée sur «le montage et la gestion efficace des projets», cette formation permettra une meilleure organisation des structures des jeunes en vue de faciliter leur participation à la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale. «Les grands enjeux environnementaux et sociaux sont multiples. Le souhait est de pouvoir former des jeunes leaders éclairés en vue de leur permettre de monter des dossiers de projets respectant les normes des partenaires financiers qui n’attendent que le meilleur», souligne le Rejefac.

Pour rappel, les forums mondiaux des jeunes de l’Onu, tenus à Vienne en 1994, à Brazzaville en 1998 et à Dakar en 2002, le Sommet panafricain des jeunes tenu à Dakar en 2004 et le Sommet France-Afrique à Bamako au Mali en décembre 2005 ont, entre autres, insisté sur l’importance de l’implication des jeunes dans la gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre la pauvreté. Malheureusement, la structuration des organisations des jeunes à l’échelle des pays et au niveau sous-régional n’a pas beaucoup progressé. Dans certains cas, les organisations de jeunes tardent à être développées et renforcées. Dans d’autres, elles rencontrent diverses contraintes pour leur fonctionnement. Celles qui réussissent à fonctionner travaillent sans résultats visibles et sur des programmes limités et de courtes durées, qui ne permettent pas toujours d’asseoir une base durable. D’où le séminaire de Libreville, à l’issue duquel 30 jeunes seront formés.

Plateforme régionale, le Rejefac donne aux jeunes l’occasion de s’exprimer, proposer et échanger entre eux afin de faire des contributions communes via la Conférence sur les écosystèmes des forêts denses et humides d’Afrique centrale (Cefdhac) pour la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac), dont elle est le bras armé s’agissant de l’implication des acteurs de la société civile à la prise de décisions sur les questions relatives à la gestion des forêts et de l’environnement.