Donner une seconde vie aux déchets plastiques de Libreville. Tel est le créneau de l’entreprise Global environnement Gabon (GEG) qui les collecte depuis quelques mois pour les transformer en granulés, revendus aux opérateurs économiques.

Les employés de Global environnement Gabon sur le terrain. © D.R.

Les employés de Global environnement Gabon sur le terrain. © D.R.

 

En l’absence de politique de gestion des déchets plastiques, Libreville a vu sa physionomie changer. A certains endroits, on peut voir des déchets plastiques abandonnés dans la nature ou flottant sur les eaux des bassins versants. En moyenne, «la ville de Libreville produit entre 900 et 1200 tonnes d’ordures ménagères par jour. Et un tiers de ce gisement est constitué de déchets plastiques», notent les responsables de Global environnement Gabon.

A cause du vent et autres forces naturelles, ces éléments s’éparpillent dans la nature avec des impacts sur le cadre de vie et la santé des populations. N’empêche, lorsqu’ils sont déposés au bon endroit, la société chargée de la collecte des ordures ménagères les ramasse. Le problème réside donc dans le tri et l’absence d’infrastructure appropriée. Pour résoudre cette équation, l’Entreprise Global environnement Gabon a mis en place un projet qui permet de capter, à la source, ces déchets pour les transformer en granulés ou en objets usuels. Selon les responsables de cette jeune entreprise, il s’agit d’une prise de conscience face à la réalité environnementale mais aussi une opportunité de créer des emplois, une meilleure gestion des déchets plastiques pouvant être source de gains pour les opérateurs économiques qui n’auront plus besoin d’aller chercher ailleurs, et plus chère, la matière première.

Concrètement, ce projet devra déployer dans la ville plus de deux cents conteneurs cargos exclusivement dédiés aux emballages plastiques qui seront collectés et conduits vers le centre de traitement et de valorisation de Mindoubé. Là-bas, il sera procédé à un tri par couleur avant le passage dans un bac décanteur, puis le lavage. Après quoi, viendront le broyage, le séchage, le conditionnement en paillettes et le stockage. A ce niveau, les entreprises demanderesses pourront les racheter pour une nouvelle valorisation. Sachant qu’elle n’a pas encore les moyens de supporter seule toutes les charges, Global environnement Gabon indique que les coûts de recyclage de ces déchets sont supportés en partie par les pollueurs suivant une convention tripartite «pollueurs-mairie- GEG».

A noter qu’au niveau du bassin versant de IAI, par exemple, on estime à environ 4 millions, le nombre de contenants plastiques, charriés en amont par les eaux de pluie et qui bouchent régulièrement ce canal. De quoi spéculer sur ce que cela peut rapporter après valorisation. Toute une niche d’emplois et de revenus.