Le président de la République a effectué, le 30 juin courant, une visite à Nkok au siège de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos), dont l’inauguration officielle est prévue dans quelques jours.

Ali Bongo, le 30 juin 2015 au siège de l’Ageos à Nkok. © Gabonreview

Ali Bongo, le 30 juin 2015 au siège de l’Ageos à Nkok. © Gabonreview

 

A un peu moins d’un mois de l’inauguration de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos), située à une vingtaine de kilomètres de Libreville, le président de la République y a effectué une visite le 30 juin courant. Il s’agissait de constater l’effectivité de ce programme permettant le suivi de l’évolution du couvert forestier et du niveau de stockage du carbone au Gabon et dans le Bassin du Congo-Ogooué. Au cours de cette visite, Ali Bongo a notamment été édifié sur les composantes du centre de compétence en télédétection. Ce dernier constitue un dispositif scientifique et technique associant recherche, formation et services opérationnels, destiné à l’exploitation et la valorisation des données satellitaires. Il compte également un dispositif d’administration de bases de données, assurant la gestion des flux d’informations en pied d’antenne, des accès et mises à disposition des données. A cela s’ajoute un dispositif de calcul performant, garantissant la manipulation de scènes satellitaires par les utilisateurs finaux via une interface unique de catalogage et de requête dans les jeux de données.

Quelques moments de la visite d’Ali Bongo et une vue de l’agence. © Gabonreview et DCP-Gabon

Quelques moments de la visite d’Ali Bongo et une vue de l’agence. © Gabonreview et DCP-Gabon

A en croire le directeur général de l’Ageos, les images satellitaires permettent de mieux appréhender l’exploitation forestière au Gabon. «L’ambition du gouvernement est de faire du Gabon un pôle d’excellence spatiale», a-t-il affirmé, rappelant que la station couvre un rayon de 2 800 kilomètres, soit une vingtaine de pays. Selon les explications fournies par Etienne Massard Kabinda Makaga au président de la République, visiblement émerveillé, le centre opérationnel de surveillance maritime exploite ces images et les recoupe avec d’autres données pour en extraire de l’information transmise aux utilisateurs finaux. «Dans un premier temps, nos activités portent sur la surveillance maritime avec les applications de type piraterie, pêche et surveillance de pollution par hydrocarbure. Nous utilisons des données radar qui permettent des acquisitions par tout angle, couverture nuageuse et conditions d’éclairage», a précisé un employé de Telespazio, partenaire du projet avec le Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), soulignant que son équipe et lui, disposent de toutes les capacités pour programmer les acquisitions, réceptionner les images et les produire. «Nous avons également une équipe de photo-interprétation avec l’Ageos et FGIS, pour extraire l’information à valeur ajoutée qui permettra aux utilisateurs finaux de prendre les décisions», a-t-il conclu.

Cette visite s’est achevée par une projection détaillée sur le bien-fondé et surtout les missions de l’Ageos, à savoir : élaborer une stratégie nationale des activités d’observation spatiale, mettre en place une infrastructure spatiale et fournir les données relatives au changement climatique. Ali Bongo a été rassuré qu’à travers cette station, et le développement des sociétés de services opérationnels, le Gabon consolide son ambition de devenir leader régional des services et applications liés à la télédétection.