Suite à l’émission Pluriel, sur Gabon Télévision, consacrée aux activités de la Société nationale immobilière (SNI) sur ses lotissements de Libreville, Owendo et Angondjé, un réseau d’escroquerie orchestré par des «individus véreux» a été révélé.

A en croire un communiqué publié le 7 mars, ces escrocs, prétextant détenir un mandat de la société, «exigeraient en contrepartie de leurs prestations des d’espèces sonnantes et trébuchantes pour l’acquisition des logements ou parcelles réalisés par la SNI. Face à ces actes délictueux qui entachent l’image et l’honorabilité de la SNI, sa direction générale dément ici et maintenant qu’une mission de cette nature ait été confiée à une tierce personne, fût-ce-t-elle physique ou morale».

«Le retrait des imprimés de demande de logements ou de parcelles et le dépôt des dossiers se font uniquement auprès des services du siège social à Libreville, ainsi qu’aux antennes de Port-Gentil et Owendo. Ces actes ne prêtent à aucune conséquence financière pour les candidats aux produits immobiliers de la SNI», poursuit le texte.

En conséquence, a conclu Juste Valère Okologo W’Okambat, patron de la SNI qui signe le communiqué, la société «invite à la plus extrême prudence les compatriotes que ces fausses promesses d’un toit ou d’un terrain pourraient séduire».

Si la naïveté des populations est à déplorer dans cette affaire, il n’en demeure pas moins que la tentation est grande face à la crise du logement et du foncier qui sévit à Libreville. En proie à un déficit de 160 000 logement rien qu’à Libreville, le Gabon attend toujours la promesse des 5000 logements par an faite par le président Ali Bongo. Celui-ci a tout de même lancé le gouvernement dans une vaste réforme du foncier afin de faciliter l’accès à propriété. On en attend encore les premiers résultats.