L’ancienne vice-présidente des Souverainistes-Ecologistes, Annie-Léa Meye Obam a décidé le 9 septembre 2017, de mettre fin à son ancrage au sein de la galaxie Jean Ping.

L’ancienne vice-présidente des Souverainistes-Ecologistes, Annie-Léa Meye Obam a décidé le 9 septembre 2017. © Gabonreview

 

A la faveur d’une rencontre qualifiée de cérémonie de retrouvailles, de découverte et de clarification face à ses combats et ses engagements, l’ancienne vice-présidente des Souverainistes-Ecologistes, Annie-Léa Meye Obam a annoncé le divorce d’avec la galaxie Jean Ping. «J’affirme dès ce jour que je ne fais plus partie de la galaxie. Je retrouve ma totale liberté», a-t-elle clamé haut et fort.

Par cet acte, la native d’Oyem, qui aime à se faire appeler «la grande» refuserait d’accepter l’assujettissement et le rabaissement. Parce que condamne-t-elle, «pour être bien vu, il faut accepter de jouer le nègre de service. C’est n’importe qui, qui veut gérer tout le monde».

«Certains usent et abusent de leur proximité avec les leaders pour abaisser les autres. Cette dictature de la proximité créée au sein de la galaxie, un climat délétère empreint de suspicion, de fausses accusations, de sectarisme, de haine, de mensonge et d’intolérance», a-t-elle dénoncé, affirmant que «jamais dans l’opposition, nous n’avions atteint un tel niveau de haine entre partisans d’un même camp, du moins aussi perceptible».

La population venue écouter l’ancien membre de la galaxie Jean Ping. © Gabonreview

Face aux critiques acerbes et médisances de tous genres, dont elle aurait été victime de la part de ses frères d’armes de la galaxie, celle qui aurait consacré son temps pour convaincre les populations du premier arrondissement à adhérer au projet d’un avenir à l’abri du «besoin et de la peur» a dit choisir de perdre l’estime de certains membres de la galaxie Jean Ping, par honneur et respect de ses principes ; valeurs et idéal qu’elle se fait du changement.

«Je suis restée fidèle et loyale à mes principes et à mon idéal, contrairement à ce que certains voudraient faire croire. Ce n’est pas un ralliement au pouvoir en place, ni un reniement de mes convictions», a affirmé cette enseignante d’histoire-géographie, appelant au rassemblement de tous les patriotes pour s’organiser afin de construire un «nouveau modèle qui permettra de répondre aux aspirations du peuple».

Annie-Léa Meye Obam estime que sa « génération a toute sa place dans le combat pour l’avènement d’un Gabon meilleur». Elle promet de descendre dans les quartiers de la capitale, dans la perspective de la construction d’une nouvelle alternative pour le changement.