La semaine qui s’achève aura été particulièrement difficile pour les automobilistes de Libreville et même de l’intérieur du pays. La pénurie de carburant liquéfie le pays.

De longues files d’attente devant les stations-service de Libreville, signe qu’il y a des difficultés à trouver du carburant. © D.R.

 

Depuis le lundi 1er octobre, les stations-service sont prises d’assaut par les automobilistes. Le carburant est servi parcimonieusement et les stations-service approvisionnées se font rares. Le pays enregistre une nouvelle pénurie de carburant.

Cette situation a entrainé des dysfonctionnements, notamment dans le secteur du transport, les taxis se font de plus en plus rares dans la ville. «Hier matin (jeudi, 4 octobre) j’ai réussi à trouver et à mettre du gasoil dans une station d’Owendo. Mais en après-midi, mon collègue qui avait la voiture à fait le tour des stations, jusqu’à minuit, sans trouver de carburant», a expliqué un taximan, ajoutant qu’il devrait arrêter de travailler avant que son réservoir ne soit à sec.

Selon le quotidien L’Union du 5 octobre 2018, citant des sources du ministère du Pétrole et des Hydrocarbures, cette nouvelle pénurie de carburant serait due à «des dysfonctionnements majeurs à la Société gabonaise de raffinage (Sogara)», l’unique raffinerie du pays, aggravés par «des retards dans la livraison des navires-ravitailleurs extérieurs». En service depuis une cinquantaine d’années, Sogara n’arriverait plus à assurer la demande intérieure, en raison de la vétusté de ses installations.

Face à cette la situation, le gouvernement aurait opté depuis le début de l’année pour l’importation du carburant. Les différents marqueteurs du pays sont ainsi obligés de patienter pendant des heures à la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP) pour un hypothétique chargement. La demande étant supérieure à l’offre, les responsables de cette structure se trouvent dans le l’obligation de rationner le chargement. Une situation ubuesque pour un pays producteur de pétrole.