En vue de stimuler et booster l’entreprenariat social et promouvoir la visibilité du made in Gabon, Thierry Ludwin Christopher Gorra, propose une manifestation commerciale dans le quartier des Charbonnages à Libreville. Dans cet entretien avec Gabonreview, l’initiateur livre les contours de son événement.

Thierry Ludwin Christopher Gorra, le jeune entrepreneur et promoteur de la Foire aux affaires. © Gabonreview

 

Qui est Thierry Ludwin Christopher Gorra ?

Je suis un jeune entrepreneur, j’apprends, je découvre. Malgré quelques difficultés, je peux vous dire que l’aventure entrepreneuriale est quelque chose de très beau et passionnant à découvrir. Et pour mieux parler d’une chose, il faut la vivre. Donc, sous les conseils d’une amie et de ma sœur, qui sont très lancées dans le domaine, j’ai initié et proposé au public, la première foire aux affaires qui s’est tenue à ABC Mall aux Charbonnages. Ce marché avait pour particularité, le social business, qui vise à promouvoir un produit par tous les canaux et outils technologiques à bas coût pour des jeunes entrepreneures qui n’ont pas forcément des moyens ou de la visibilité. Nous ne cherchons pas d’abord le profit, mais à mettre en valeur des produits gabonais et les producteurs locaux.

Vous préparez un autre événement du genre, croyons savoir…

Un moment de la première édition de la Foire aux affaires. © Christopher Gorra

Nous organisons, en effet, la deuxième édition de la foire aux affaires. Elle se tient du 1er au 3 juin 2018 au carrefour des Charbonnages à ABC Mall, à raison de 30.000 francs les frais de participation. Pour cette phase, nous aurons au programme des expositions-ventes, braderies, animations, jeux et restauration et comme petite innovation : la journée du 3 juin est gratuite. C’est pour nous, une occasion de nous excuser auprès de nos exposants pour le dommage causé par la pluie lors de la première édition.

En effet, la foire aux affaires part d’un constat qui est celui de la motivation et la mise en valeur de l’entrepreneuriat prôné par le chef de l’Etat. L’entrepreneuriat n’était pas un concept très connu au Gabon. La première édition était une expérience et au cours de celle-ci, les participants ont demandé qu’elle se déroule au-delà de la durée fixée. Tellement les prix étaient attrayants, les clients ont massivement répondu présent et l’ambiance était garantie. Ne pouvant satisfaire à cette doléance, nous avions décidé d’organiser cette deuxième édition.

Quel profil d’exposant attendez-vous à cet événement ?

Des profils vont de tous types, mais dans le social business, nous souhaitons promouvoir ceux qui n’ont pas de visibilité. Nous ferons leur promotion sur les réseaux sociaux et à travers les médias.

Qu’est-ce que cette rencontre peut apporter à l’économie nationale ?

Notre économie subit actuellement quelques tensions. De ce fait, l’entreprenariat est une voie de sortie de cette situation, une réponse à la cessation de recrutement à la Fonction publique, au chômage. Il permet la prise en compte des besoins des populations, par les populations et pour les populations. Nous ne pouvons pas estimer, le fort potentiel que le Gabon renferme dans la production des produits locaux et la valorisation de ceux-ci. Bien évidemment, nous sommes sûrs que lorsque cette tension économique passera, l’État viendra en aide aux entrepreneurs pour que le Gabon soit reconnu comme un pays à fort potentiel d’exploitation de ces produits locaux.

Que voudrez-vous dire d’autre que nous n’avons pas abordé ?

À l’endroit des commerçants, je dis : Quel que soit ce que vous avez à vendre, n’ayez pas peur. Nous allons vous le valoriser au maximum de nos capacités afin que vous ayez un bon retour d’investissement.