Le Rwanda redevient un État membre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Son ministre des Affaires étrangères a remis, le 18 août 2016 à Libreville, la lettre de réintégration de son pays au secrétaire général de l’organisation sous régionale.

Louise Mushikiwabo, la ministre Rwandais des Affaires étrangères, avec Ahmad Allami-Mi, le secrétaire général de la CEEAC. © Gabonreview

Louise Mushikiwabo, la ministre Rwandais des Affaires étrangères, avec Ahmad Allami-Mi, le secrétaire général de la CEEAC. © Gabonreview

 

En visite de travail au Gabon, Louise Mushikiwabo, ministre Rwandais des Affaires étrangères, a remis à Ahmad Allami-Mi, secrétaire général de la CEEAC, la lettre de réintégration officielle du Rwanda au sein de l’institution régionale, le jeudi 18 août dernier à Libreville.

Il s’agissait pour le Rwanda, de manière officielle et définitive, de réintégrer la sous-région d’Afrique centrale, au terme d’un processus de réadmission démarré en mai 2015, selon les indications du ministre Rwandais. «Nous sommes très heureux de réintégrer l’Afrique centrale, c’est un héritage important pour le Rwanda», a déclaré Louise Mushikiwabo, précisant : «nous sommes ici à une étape plutôt juridique. Ce qui est clair, c’est que le Rwanda fait partie de cette région».

La patronne de la diplomatie rwandaise a expliqué qu’après le génocide de 1994, son pays avait des priorités économiques du côté de l’Est, «puisque nous sommes également membre de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Mais nous avons, depuis, décidé d’être l’Est de l’Afrique et du centre de l’Afrique».

Le Rwanda redevient donc le 11e État membre de l’institution d’intégration régionale. Même si Paul Kagamé, son président, n’était pas présent au sommet de Ndjamena au Tchad où la réintégration de ce pays a été décidée, son retour témoigne de la volonté du pays des mille collines de renforcer les liens économiques avec les pays membres de la CEEAC.

Le Rwanda devient, par ailleurs, le premier pays de la CEEAC dont la langue officielle est l’anglais. Le français étant devenu la 2e langue après une réforme radicale. L’Angola et Sao Tome & Principe, deux autres pays membres de la CEEAC, ont le portugais comme langue officielle alors que la Guinée Équatoriale a pour première langue l’espagnol et le français comme 2e langue. Le Cameroun, autre pays moteur de la CEEAC est bilingue (français et anglais) avec le français comme première langue.

Peinant à mettre en œuvre une véritable intégration physique et économique, les pays onze membres de la CEEAC sont l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, le Tchad et Sao Tome & Principe.