Le politologue camerounais Jean Emmanuel Pondi explique les raisons du silence des chefs d’Etats africains sur la crise post-électorale au Gabon. Il a entre autres, affirmé que ceux-ci sont conscients de ne pas être «les meilleurs vecteurs en termes de propositions de solutions».

Le Pr Emmanuel Pondi. © D.R.

Le Pr Emmanuel Pondi. © D.R.

 

Depuis le début de la crise postélectorale au Gabon, aucun chef d’Etat ou des officiels africains de haut rang ne se sont officiellement prononcés. Jusqu’à ce jour, les seuls présidents à s’être prononcés sont le président du Tchad, Idriss Deby Itno et celui de la Cote d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara.

Le premier, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine (UA), a  appelé  « les parties prenantes  à faire preuve de la plus grande retenue et à privilégier le dialogue et la concertation dans le strict respect des procédures légales et constitutionnelles. » Le second ne s’est exprimé que  pour dénoncer l’attitude de son conseiller, Mamadi Diané, accusé par les autorités gabonaises de s’ingérer dans le processus électoral. Aucune autre voix n’a été entendue, ne  serait-ce que celles des présidents de l’Afrique centrale.

Pour le professeur Jean Emmanuel Pondi, cette attitude peut s’expliquer clairement. Au cours d’une émission « Sans rancune » diffusée le 18 septembre 2016 sur la télévision « Vox Africa », le politologue a estimé « qu’il  Il y a une  gêne. Il y a le miroir dans lequel l’on se voit et ça rappelle beaucoup de situations domestiques intérieures. Voilà la vérité », a-t-il affirmé. Pour lui, « beaucoup de chefs d’Etats sont suffisamment pudiques pour se dire qu’au fond d’eux-mêmes, ils ne sont pas les meilleurs vecteurs en termes de propositions de solutions ». Plus loin, le politologue camerounais estime que « C’est quand même une preuve de lucidité par rapport à leur propre parcours ». « Pour certains d’entre eux ». Jusqu’où durera ce mutisme qui cache mal l’impuissance de l’UA et les organisations sous régionales (CEMAC, CEEAC, etc.).

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 

 
GR
 

17 Commentaires

    • asscol dit :

      quelqu un peut il me dire, ce qui adviendra si par malheur bongo est confirmé pat la cc comme president malgres les preuves accablantes en possession de toutes les chanceleries occidentales et africaines? au dela du blocage certain que fera l opposition a juste titre, pensez vous ques l union europenne, les usaet la France(onu), qui connaissent la verié et qui pour certains ont déjà feleciter jean ping, RECONNAITRONT ALORS OFFICIELLEMENT bongo comme president du gabon? comment a se ferait alors que la cours constitutionnelle aura decidé au niveau du gabon, peut il y avoir recours au conseil de securité des nations uni, celui ci a t il vocation à tranchr un litige electoral validé par les intaces nationales pour la paix et remettre jean ping de force au post,
      merci d une reponse(je ne suis pas gabonais en passant) mais un africain honnete choqué par le crime eclectique

  1. jean jacques dit :

    Cher grand prof le probleme est que certains presidents ne sont pas propres dans leur situation donc comment ils vont se prononcer.et d’autres sont ceux qui veulent contribuer installer instabilite au Gabon. le cas de sassou qui finance ce bandit ping.il pensait que le gabon n’allait pas le savoir.

  2. Charles Auleley dit :

    Il en résulte que seuls les Gabonais doivent en finir dans le sang avec leur merdier. Cela passe par un nettoyage définitif, permanent et profond avec le mal émergent et francafricain qui nous ronge jusqu’à la moelle. Si pour s’en débarrasser, nous arrivons au finish à une population proche du million en considérant toutes les pertes dans cette lutte féroce, que cela se fasse sans plus tarder. La relance sera certes plus pénible mais mieux bâtie. Les fruits de la croissance seront redistribués à tous sans exception, au mérite et plus équitablement. La planche à dessin permettra de concevoir des plans de développement plus réalistes, réalisables et adaptés à nos moyens et ambition.

  3. Ari dit :

    Les presidents africains sont en arriere par rapport a l’evolution des mentalites des populations. Ces chefs d’Etats representent les forces anti-changement du processus democratique en Afrique. Leur conception du pouvoir etant retrograde, ils ont donc du mal a s’adapter a celle de l’alternance politique. A cela il faut souligner la complicite de la FranceAfrique qui a contribue au maintien de ces democraties de facades. Le raisonement ayant ete de toujours maintenir au pouvoir leur pion, c’est a dire celui en meme de proteger les interets de la France sur le continent, et cela au mepris et au detriment du principe d’auto-determination des peuples.
    La France ferait mieux d’aller eduquer maintenant ces dictateurs pour leur faire comprendre qu’on ne peut plus manipuler a souhait les peuples africains au 21eme siecle.

  4. leokhardo leokhardo dit :

    Personne n’en réchappera, un parfum du printemps souffle dans la sous région, triste réalité, embarras et perplexité diplomatique…une force agissante loin de tout ballet diplomatique agira ! tenez – le vous pour dit!!!

  5. Nini dit :

    Ce qui est déplorable dans ce processus électoral c’est que le président sortant a jouer au démocrate sans l’être réellement . Aujourd’hui , les gabonais vivent dans la peur absolu et un petit groupuscule de personnes qui veulent garder leurs privilèges et éviter la CPI car ils ont massacrer les populations sont obligés de mentir au détriment du peuple . Pour ma part, le président sortant a été mon candidat mais je constate amèrement et avec toutes mes convictions qu’il n’est pas ce que je pensais et que j’ai voté un monstre .
    Tuer les populations pour se maintenir au pouvoir n’est pas acceptable.
    J’ai bénéficié de certains privilèges de ce pouvoir mais j’accepte de les perdre car il faut respecter le verdict des urnes.

  6. le gaboma dit :

    Aucun président africain ne peu s’exprimé sur la situation du gabon actuelle, en particulier ceux de la sous région il ne peuvent donné aucun exemple de démocratie la plus part d’entre eux ont déja fait plusieures décennies aux pouvoir triche les élections et dirigent avec une main de fer leurs pays ce qui explique leurs silence, la solution ne viendra pas d’eux tous autant qu’ils sont sont des dictateurs, je ne leurs voi pas donner des leçon de démocratie a ali bongo ou a Jean Ping un président comme idriss déby qui fait enfermé certains militaires et policiers juste parcequ’ils n’avaient pas voté pour lui aux élections présidentielles et paul biya qui veu modifier la constitution parcequ’il veu précipité les élections pour l’année prochaine alors qu’elles devrait avoir lieu en 2018 et l’autre guignol de sassous guéssou du congo qui a fait la meme chose bref il convien de retenir toute cette bande de président de l’afrique centrale ne sont pas des exemples je trouve meme mieux qu’ils reste dans leurs coins je parcouru toute l’afrique centrale j’ai discuté avec leurs populations je vous assure que qu’ils sont très contredits par leurs peuple il serait judicieux que l’union européennne et l’ONU face pression le salut et la solution viendra de là.

  7. jean bille dit :

    les présidents africains, notamment ceux de l’afrique centrale, ne sont au pouvoir que dans le seul but de s’enrichir, eux-mêmes, leurs familles, leurs clans et leurs ethnies! tout le reste que blablabla!voyez ce qui se passe en rdc (ex-zaïre); c’est le même scénario qu’au gabon, togo, congo, cameroun, tchd, guinée équatoriale………….des groupuscules qui s’opposent aux peuples, aux progrès de ces peuples! d’où les tueries planifiées au prétexte soit du trouble à l’ordre public (qu’eux-mêmes troublent en fraudant, et en trangressant constitutions, lois , actes d’état-civil) ou soit du prétexte de la souveraineté (qu’eux-mêmes méprisent en se moquant de la volonté du peuple, massacré au besoin)!

  8. alain dit :

    Les présidents africains comme vous le savez sont des sous-préfets français

  9. romulus dit :

    en plus de ne pas se sentir comme des garants de la démocratie,nos éternels chefs d’etats africains et principalement ceux de la sous région cherchent à préserver les quelconques interets qu’ils pourraient avor au gabon.aussi je tiens a rappeler , que n’est voyou que celui qui vol(ou triche);celui qui sans etat d’ame peut faire tuer ,donc s’il existe un voyou parmis nos homme politique ce n’est certainement pas mr Ping. par chers freres ,parents et amis du pdg,il n’est pas juste question de continuer de defendre vos interets personnels,consolider vos positions a cause de la fin au ventre,il est question de penser a cette jeunnesse,à ces etudiants ou eleves à qui depuis 7ans on fait de grandes promesses mais qui n’arrivent jamais.en 7ans c’est:
    – zero etablissement primaire,secondaire ou universitaire construit ou meme professionnel. et on dit vouloir faire de la jeunesse sa priorité
    -un seul établissement d’agronomie au gabon(insab),mais aucune mesure visant a améliorer son cadre et l’impliquer dans le developpement agricole du pays.quit a croire que dans ce domaine ou les entreprises implantées les gabonnais ne devrait etre limités qu’aux rends de manoeuvres.a cela on peut ajouter tous nombreux projets qui ont été lancé dont les delais de livraison on expiré depuis 3 ans pour certain( les barrages hydroélectriques,les routes…) bref je pense que le peuple gabonnais est assez mature pour prendre des decisions fortes relatives a son avenir.donc il n’est question de penser qu’il est manipuler.JE PENSE PAS QUE VOUS ACCEPTEREZ TRES FACILEMENT QUE QUELQU’UN VIENNENT VOUS VOLER OU BALAYER DU REVERS DE LA MAIN TT CKE VS AVEZ PU FAIRE COE EFFORT.TQOUTEFOIS nous restons suspendu a la decision de la cours et quoiqu’elle dise elle sera respectée et acceptée se tous les gabonnais,car cela la loi,elle est certe dure mais reste et demeure la loi.

  10. David Odjia dit :

    A beau bloquer le printemps de l’Afrique centrale, il arrivera toujours. Déby a fraudé récemment chez lui, Sassou pareil, Biya éternel au pouvoir, Kabila tueur de son peuple; quelle leçon vont-ils donner à Ali qui ne peut que suivre leurs pas. Il a accusé Kaddafi d’avoir tiré sur son peuple et cautionné son assassinat, mais l’ombre de Kaddafi plane sur sa tête

  11. Ezechiel dit :

    Inutile de finir la salive mes frères « MAKAYA ». voici la solution et gardée très bien. Ezechiel 29:1-6 ensuite viendra Ezechiel 27:26-36.
    Que celui qui a de l’intélligence déchiffre le code. Ainsi sera-t-il!!!

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