L’Alliance nationale des constructeurs (ANC), nouveau regroupement de partis politiques se réclamant de l’opposition gabonaise, a été porté sur les font baptismaux, le 6 décembre 2018, à Libreville.

Les responsables de l’ANC lors de la présentation de leur mouvement, le 6 décembre 2018, à Libreville. © D.R.

 

Pour créer ce nouveau regroupement dirigé par le président de la Cause commune pour le développement du Gabon (CCDG), Jean Pierre Ndong Abessolo, ce sont le Mouvement démocratique pour la justice sociale (MDJS) d’Anicet Mbadinga Maganga, le Parti du peuple uni (PPU) de Jacques Roungou qui ont accepté, le 6 décembre 2018, à Libreville, de signer la Charte de l’ANC et son Code de bonne conduite. Ce qui devrait les orienter dans la conduite de leurs actions.

Le leitmotiv de cette alliance est, selon ses fondateurs, de travailler à l’alternance pacifique et au changement qui offriraient au Gabon, les possibilités de «mettre enfin l’homme qu’il faut à la place qu’il faut». Dans cette perspective, ce bloc se définit comme étant le socle de promotion des valeurs qui permettront aux Gabonais de connaitre un épanouissement optimal et durable.

A cet effet, Jean Pierre Ndong Abessolo a déclaré que «l’ANC se veut un modèle de regroupement rassembleur, proche du peuple, acceptant la négociation et excluant toutes formes de coups de force pour accéder au pouvoir». Ils se veulent «acteurs incorruptibles au chevet des grabataires et des populations vivant dans la précarité absolue».

D’entrée de jeu, les membres de cette alliance se sont insurgés contre «tous les schémas malveillants et diaboliques qui excluent les libertés fondamentales, la vérité, la justice et le partage, l’unité et la paix». «Notre démocratie en construction a plus que jamais besoin d’être consolidée en préservant au mieux les équilibres déjà fragilisés par la politique du système en place âgé aujourd’hui de 50 ans et 10 mois et donc archaïque et avilissant», ont-ils dénoncé.

En souhaitant parvenir à l’alternance, ils demandent de taire «à jamais nos égos, de penser utile et d’agir avec détermination». «L’engagement ferme et la mutualisation de nos efforts sont autant de facteurs avec lesquels nous devons utilement conjuguer pour convaincre davantage nos compatriotes résignés et abstentionnistes. Ceci doit nous interpeller pour occuper rationnellement le terrain après la bourrasque des élections législatives et locales couplées d’octobre-novembre 2018 entachées de graves irrégularités», a dit le président actif de l’ANC.

Les responsables de ce mouvement, en lançant lance un cri de ralliement aux autres leaders des partis politiques, estiment que le temps des discours est révolu. Ils veulent proposer un autre leadership politique qui soutienne les idées novatrices et les projets de la collectivité. Un leadership intégrant toutes le couches de la Nation sans distinction d’appartenance provinciale, ethnique, religieuse ou tribale.