Réagissant aux rumeurs faisant état d’un renchérissement de certaines obligations du Gabon cotées à Londres en raison de l’état de santé du président de la République, la direction générale de la Dette (DGD) assure, ce mercredi, qu’il n’en est rien. Cette réalité, dit-elle, n’est pas uniquement propre au Gabon.

Hugues Mbadinga Madiya, le DG de la Dette. © D.R.

 

Après trois semaines d’hospitalisation, les ennuis de santé d’Ali Bongo, selon certains, ont fait bondir les titres de créance du Gabon sur la place de Londres. Cette assertion, la DGD ne la partage pas, et a tenu à le faire savoir ce mercredi 14 novembre dans une mise au point publiée sur sa page Facebook.

L’administration dirigée par Hugues Mbadinga Madiya assure que le renchérissement des obligations du Gabon à la London Stock Exchange (LSE) n’est pas dû à l’état de santé du président de la République comme le prétendent certains, notamment sur les réseaux sociaux ces dernières heures. Il s’agit, précise, la DGD, d’une «question liée simplement aux tensions actuelles sur le marché pétrolier».

«Il faut savoir, explique la DGD, que le prix du Brent a fortement baissé depuis deux semaines, passant de $US 75 le 31 octobre 2018 à $US 65 par baril aujourd’hui, soit une baisse de 16%. La hausse du rendement sur l’obligation gabonaise à maturité 2025 est le résultat de cet environnement de marché défavorable, comme le démontre la pression sur les titres souverains d’économies comparables (+350 points de base pour l’Angola, presque +200 points de base pour le Nigeria)».

A la direction générale de la Dette, l’on soutient donc que ce renchérissement «n’a rien à voir avec la situation spécifique du Gabon ni de celle du chef de l’Etat».