La tension est de nouveau montée au sein des régies financières. Le 8 octobre 2018, la Confédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Cosyref) est entrée en grève illimitée.

La grève des régies financières devrait davantage paralyser le climat social et économique déjà alourdi par de nombreux autres débrayages. © D.R.

 

A la suite de son Assemblée générale du 5 octobre dernier, les membres de la Cosyref ont unanimement décidé d’entrer en grève générale illimitée. Les agents affiliés à cette Confédération entendent interpeller l’Etat sur le non-respect de ses engagements, pris lors du dernier débrayage.

Pour manifester leur colère et incompréhension face aux promesses non tenues, c’est dans les locaux du ministère du Budget et des Comptes publics qu’ils ont entamé le mouvement qui, selon eux, ne prendra fin qu’à la satisfaction absolue de leurs revendications.

Les agents des régies financières, regroupant les ministères du Budget et des Comptes publics, de l’Economie, du Pétrole et des Hydrocarbures, réclament l’harmonisation des grilles de paiement des primes, la régularisation des situations administratives, la publication immédiate des audits des effectifs et des primes, le respect des dates de paiement des primes au dernier jour ouvrable du mois, ainsi que la clarification du statut de l’agence judiciaire de l’Etat et du devenir de son personnel.

Le président de la Cosyref, Wilfried Erisco Mvou-Ossialas, a regretté le fait que le gouvernement n’ait pas répondu favorablement à leurs revendications. «Ce mouvement a pour objectif d’amener les administrations concernées à prendre leurs responsabilités afin qu’elles prennent un décret, sinon un projet de décret allant dans ce sens», a-t-il expliqué.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagi. La plupart des membres du gouvernement et de la haute administration étant impliqués ou concernés directement par l’issue des élections législatives et locales du 6 octobre.