Ces dernières années, les recettes liées à la délivrance des différents documents afférents au transport terrestre ont connu d’importantes baisses successives estimées à plus de 1,1 milliard de francs entre 2013 et 2017.

Au Gabon, les documents de transport ne font plus recette. © Gabonreview

 

A Franceville où il a récemment tenu une réunion avec les responsables des entités placées sous sa tutelle, Justin Ndoundangoye n’a pas caché sa colère à ses interlocuteurs. Le ministre des Transports et de la Logistique n’apprécie que très peu les chiffres qui lui parviennent des services chargés notamment de la délivrance des documents relatifs au transport terrestre. Ces chiffres font état de la baisse de plus de 1,1 milliard de francs de recettes dans le secteur depuis 2013.

Selon Justin Ndoundangoye, «les recettes en matière de production de documents de transport sont passés, de 2013 à 2017, de 1,4 milliard à 2,3 millions de francs». Pour l’année 2018 dont il ne reste que 4 mois, les chiffres ne sont pas plus reluisants. «Aujourd’hui, nous sommes encore à 146 millions», a informé le ministre des Transports et de la Logistique qui a estimé cette «baisse vertigineuse» à «près de 90%».

S’il a exprimé son étonnement face à cette incohérence qui, selon lui ne répond pas à l’ambition gouvernementale liée à l’optimisation des recettes fiscales, Justin Ndoundangoye a dit savoir que sur le terrain, les indicateurs sont plutôt positifs.

Pour le ministre, la production des documents afférents au transport terrestre aurait, en effet, dû permettre d’enregistrer une hausse des recettes ces 5 dernières années. Il en a voulu pour preuve que depuis 2013, «le marché automobile est croissant», au même titre que le nombre des automobilistes. Le ministre a également dit ne pas comprendre que «les demandes croissent alors que la production baisse».