Les quarante et un membres du gouvernement formé le 4 mai dernier ont prêté serment ce 7 mai 2018 devant le président Ali Bongo et la Cour constitutionnelle.

Une vue de la cérémonie. © DCP-Gabon

 

Moins d’une semaine après leur nomination, les membres du nouveau gouvernement Emmanuel Issoze Ngondet, lui-même reconduit dans ses fonctions, ont prononcé le serment validant leur entrée en activité.

Devant le chef de l’Etat et la présidente de la Cour constitutionnelle, Emmanuel Issoze Ngondet et son cabinet ont prononcé le serment ci-après : «Je jure de respecter la Constitution et l’Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans le strict respect de ses obligations de loyauté et de fidélité à l’égard du Chef de l’Etat, de garder religieusement, même après la cessation de mes fonctions, la confidentialité des dossiers et des informations classés secrets d’Etat et dont j’aurais eu connaissance dans l’exercice de celles-ci». Ils ont été ensuite envoyés à l’exercice de leur fonction par le président de la République.

Cette cérémonie inédite est l’un des derniers épisodes de l’effet domino provoqué par la non-reconduction, par la Cour constitutionnelle, du mandat des députés, faisant cesser par voie de conséquence les activités du gouvernement ; celui-ci n’ayant pu organiser les législatives à deux reprises. La nouvelle équipe gouvernementale ne sera responsable que devant le président de la République.

On note l’entrée, dans ce nouveau gouvernement,  de quelques opposants jusque-là classés irréductibles, à l’instar  Jean de Dieu de Moukagni-Iwangou, le président de l’Union & Solidarité (US)  qui, cette fois, n’a pas décliné l’offre, et de Michel Menga, le secrétaire exécutif du Rassemblement Héritage et Modernité.

Après cette prestation de serment, les membres du gouvernement seront en Conseil des ministres, le 8 mai.