Face à la grave crise qui secoue le Gabon, sur plusieurs aspects de son fonctionnement, le président du Rassemblement héritage et modernité (RHM), Alexandre Barro Chambrier, a préconisé, le 21 décembre, la solution politique et institutionnelle pour le retour à la stabilité dans le pays.

Alexandre Barro Chambrier au siège de RHM, à Libreville, le 21 décembre 2018. © D.R.

 

Quelques invités de l’opposition au siège de RHM. © D.R.

Le président du Rassemblement héritage et modernité (RHM) s’est exprimé, ce vendredi 21 décembre, sur la situation de crise que traverse le pays depuis 2009, indiquant une piste de solution susceptible de sortir le pays de l’impasse. Pour Alexandre Barro Chambrier, la classe politique gabonaise, de tous bords, doit assumer sa responsabilité devant le peuple gabonais. Elle ne peut pas continuer de faire semblant de ne rien voir ou d’éviter d’en parler.

«A la grave crise économique et sociale, s’est surajoutée la crise post-électorale de 2016, et depuis deux mois, une nouvelle crise institutionnelle. Il y a aujourd’hui, plus que jamais, une exigence d’éthique, d’efficacité et de patriotisme à trouver une solution politique et institutionnelle qui prenne en compte le cadre constitutionnel qui régit actuellement le pays», a déclaré le président du RHM, en présence de ses pairs de l’opposition, parmi lesquels Zacharie Myboto, Guy Nzouba Ndama et Jacques Adiahenot.

Estimant que chacun à son niveau, doit être interpellé par l’exigence de sauvegarder la stabilité du pays et la cohésion nationale, Alexandre Barro Chambrier a appelé les institutions établies, les partis politiques et la société civile à s’approprier le combat pour le retour à sérénité et à la concorde.

«Dans ce contexte, je renouvelle notre appel du 15 novembre 2018 à toutes les forces patriotiques à se mobiliser et à se regrouper pour réfléchir ensemble à la situation actuelle afin d’esquisser des solutions responsables et durables dans l’intérêt du Gabon, notre patrimoine commun», a-t-il lancé, non sans inviter l’Union africaine à relancer et concrétiser dans les meilleurs délais son projet d’envoi, à Libreville, d’une mission d’écoute et d’information.

«La situation politique du Gabon ne doit plus être un sujet tabou au prétexte de la souveraineté nationale. Du reste, l’Afrique centrale est une région marquée par une instabilité avérée dans plusieurs de ses pays. L’Union africaine doit donc mettre en œuvre les instruments d’alerte précoce et de règlement préventif des conflits dont elle dispose, pour aider le Gabon à sortir des incertitudes qui planent actuellement sur son destin», a conclu Alexandre Barro Chambrier.