Déjà logé dans la «catégorie des pays dans lesquels il n’est pas conseillé d’investir», le Gabon pourrait voir sa situation se déprécier davantage. L’agence de notation internationale s’inquiète notamment des conséquences de l’incertitude politique actuelle.

© D.R.

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Les perspectives économiques sont loin d’être optimistes pour le Gabon, si l’on en croit Fitch Ratings. Dans une analyse publiée le 14 octobre dernier l’agence de notation financière internationale a tablé sur un déclin des recettes budgétaires dans le pays. «La diminution de la production de pétrole en raison de la vieillesse des champs de pétrole va également peser sur la situation financière du Gabon», a souligné Fitch, qui prévoit par ailleurs un déficit budgétaire de 2,5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016.

Des inquiétudes encore plus renforcées par l’incertitude politique. «La réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba a été suivie par des manifestations violentes, des accusations de fraude par l’opposition et les critiques d’une partie de la communauté internationale concernant la conduite de l’élection», a noté l’agence.

Et alors que les élections législatives sont prévues dans le pays en décembre prochain, Fitch a estimé que le contexte politique pourrait réduire la capacité du président à mettre en œuvre des mesures d’assainissement budgétaire. «L’escalade dans l’incertitude pourrait avoir des retombées négatives sur l’économie», s’est iniquité l’agence, alors que le pays est déjà au plus mal.

En effet, les réserves fiscales du Gabon sont épuisées et les options de financement réduites. Les dépôts du gouvernement à la banque centrale et dans les banques commerciales ont diminué de 1,7 milliards de dollars (8,6% du PIB) à la fin de l’année 2014 à 8,2% du PIB à la fin de 2015 et à environ 880 millions de dollars (6,2% du PIB) en mai 2016.

Selon Fitch, la dette publique va atteindre 48% du PIB à la fin de l’année 2016 et culminer à 50% en 2018, juste en dessous de la moyenne des pays notés ‘B’ qui est de 54% du PIB. Elle a rapidement augmenté, étant de 32,2% à fin 2014. «La forte dépréciation du francs CFA par rapport au dollar, qui est la monnaie dans laquelle 48% de la dette publique est libellée, et la forte contraction du PIB nominal en raison de la baisse des prix du pétrole, ont contribué à deux tiers à la hausse de la dette par rapport au PIB depuis 2014», a expliqué l’agence.

Dans le même sens, le ratio d’endettement est également entraîné vers le haut, par un recours accru aux avances statutaires de la Banque centrale, aux émissions sur les marchés locaux et internationaux, et aux emprunts bilatéraux et multilatéraux. La hausse de la dette commerciale (+ 40% depuis 2013) a accru le fardeau de l’intérêt de la dette du pays, tel que mesuré par le ratio des paiements d’intérêt par rapport aux recettes publiques, qui est passé à 9,6% en 2015 (de 4,7% en 2014) et devrait passera à 12,6% en 2018.

Par ailleurs, a rappelé Fitch, «la quantité officielle des arriérés intérieurs aux fournisseurs, était de 201 milliards de francs CFA (2,4% du PIB) à la fin de février 2016, en dépit de quelques remboursements nets en 2015». Un tableau qui n’augure effectivement rien de bon pour le pays, contrairement aux assurances du gouvernement.

Crédité de la note «B+» par Fitch Rating, le Gabon se retrouve aujourd’hui dans «la catégorie des pays dans lesquels il n’est pas conseillé d’investir». Une notation liée, en partie, au fait que le pays soit fortement dépendant du secteur pétrolier, avec des recettes pétrolières représentent 30% du PIB et 76% des recettes d’exportations totales. Cette note s’explique également par la faiblesse de la qualité et des normes de gouvernance du pays.

 

 
GR
 

16 Commentaires

  1. DoanESS dit :

    En conséquence, ALI DOIT PARTIR.Peu de temps, tout rentrera progressivement dans l’ordre. Car danslr contexte actuel, il n’y a pas que les vivants et combattants dela liberté qui sont contre lui, même les morts. Or comme nousle savons tous, un combat contreun mort (un esprit) est perdu d’avance. Je me souviens encore de cette parole d’AMO: »Il vaut mieux avoir André Mba Obame vivant( bien que malade), que mort. Beaucoup ont oublié. Et c’est dommage dans ce pays car certains oublient très vite

  2. natty dread dit :

    en français facile: c’est la cata!

  3. Ellary dit :

    De l’incompetence et de l’amateurisme. N’est pas président qui veut. L’argent d un pays ne se gère pas de l argent de poche. Ondo Ossa l avait predit dès 2009 avec les mimmes et un voyage en un mois le pays sombrera. Voilà! Tocard!

  4. ma terre ma patrie ma vie le Gabon dit :

    voilà qui est claire! Mais comme ils se murent dans leurs certitudes et que pour eux la seule politique qui tienne pour eux est celle de se maintenir au pouvoir par tous les moyens toute leur politique se résume à cela; se maintenir point barre.
    je suis bien curieux de voir où tout cela va nous conduire…

  5. Gabonreview depuis quelques temps est t’ellement partisane que chaque jour elle essaye de trouver un peut partout le plus grand nombre d’articles negatif sur le pays pour les publier bref on sait que vous etes pro-oposition mais a ce point, surtout que certains articles ne sont que des copies collees qui date de trois ou quatres jours bref apres ca il va nous faire une moral qu’il respecte la deontologie journalistique du vraie n’importe quoi.
    faut passer a autre chose arreter de pleurnicher a chaque fois.

    • LB dit :

      Parce que la mission de Gabonreview c est de ne donner que des informations positives sur notre pays ? Si c est seulement ca la, il vous suffit de suivre gabon24, rtpdg timegabon etcc…
      Quand ce n est pas bon ce n est pas bon.

  6. mr henry dit :

    une chose est sur, le Gabon a besoin de tous les gabonais pour le construire c’est de mème pour le monde on a tous des problèmes

  7. mr henry dit :

    les critiques n’aide personne pour avancer il faut juste le faire quand on demande au pouvoir de faire sa et sa c’est bien mais nous mème nous fessons quoi? construire un pays ce n’est pas que le rôle de l’état nous devons aider le gouvernement a faire en nous impliquant nous mème

    • LB dit :

      Stop…

      L État doit faire en sorte que le climat l environnement soit favorable à l investissement.

      Chacun sa part de responsabilité. On paie des impôts c est pas pour que l administration se tourne les pouces pendant que je me bats pour faire du chiffre payer les salariés et rentabiliser mes fonds.

  8. OSSAMI dit :

    Cher  » oublier la rumeur » Il vaut mieux ne pas lire notre Gabonreview qui est pro-opposition. Je sais qu’avec les émergeants la vérité leur est toujours dur à accepter. Le Gabon n’est pas votre armoire à linge où personne d’autre ne peut mettre son linge. Gabonreview ne pleurniche pas, il nous donne des informations que vous voulez cacher à chaque fois pour nous raconter que tout va bien au Gabon.
    Vous ne vivez que du mensonge et vous voulez qu’on passe à autre chose. Quelle autre chose après avoir volé l’élection des Gabonais.

  9. CHARLY dit :

    Et voila qu’arrivent, comme prévu, ces charognards, dans leur rôle préféré de « pompier-pyromane.

  10. DoanESS dit :

    Mais natty on ne sait plus dans niveau de langue parler dans ce pays vu que le message passe difficilement. Mais tous les ingrédients sont réunis pour que ceux qui ont choisi délibérément de ne voir que leurs intérêts et pas l’intérêt supérieur du Gabon, sortent enfin de leurs positions et soient ainsi forcés d’admettre que le problème etait si grave que le fait de ne pas le reconnaître lui donnait davantage d’ampleur. .

  11. GABAO LIBRE dit :

    Les fonctions regaliennes des ministeres ainsi que leurs competences sont releguees aux agences. Les budgets sont geres a la presidence. Le but ainsi que la vision de ces Hommes n’est pas de gerer l’Etat ou de develloper un payys…..Noooooooooonnnn. Ces hommes (ABO, accrombessi et autres….) n’ont jamais reellement travailles! A quoi s’attends t-on ? A des images en 3D des agences de communication sur les promessses ? Memes le peu de realisation qui se sont effectuees, les Gabonais se sont-ils demandes avec quel argent les finance t-on ? Certains ICI viennent defendre une PERSONNE !!! Au lieu de s’apesantir sur un pays !!! ALI n’a aucun soutien au GABON. Cherchons juste a la DEGAGER de la !

  12. IBOUBOU dit :

    IBOUBOU iboubou doit partir iboubou

  13. Jonathan dit :

    Si Ali Bongo Ondimba n’arrive pas à mettre en oeuvre ses projets pour le Gabon ou à mener à bien tout les objectifs qu’il s’est fixé ce sera à cause de toute ces personnes qui s’acharnent chaque jour à créer un climat délétère qui ne nous profitera pas. Ces Gabonais seront eux même la cause de la dégradation de leur situation.

  14. DoanESS dit :

    @jonathan
    Noooon..s’il n’arrive pas, ce sera la conséquence de son incompétence. Rien d’autre! Mais je vous comprends, vos propos semblent annoncer in fine l’échec voire le bourbier dans lequel Ali Bongo s’est volontairement enfoncé, car ayant volé ce qui était taillé pour quelqu’un d’autre

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