La vidéo de la visite, le 4 décembre 2018, à Rabat, du vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, et de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mbourantsuo, au président Ali Bongo en convalescence à au Maroc, montre bel et bien le chef de l’État vivant, esquissant quelques mouvements.

Emmanuel Issoze Ngondet, Pierre Claver Maganga Moussavou et Marie-Madeleine Mbourantsuo, (debout) devant le président de la République. © D.R.

 

Annoncée dans la mi-journée à Rabat au Maroc, la délégation gabonaise rendue au chevet du chef de l’État a été montrée au journal de 20 heures sur les principales chaînes de télévision publique nationales, en l’occurrence Gabon 1ere et Gabon 24. Dans ces images commentées par la présentatrice du 20 heures, on voit Ali Bongo assis. À côté de lui, Pierre Claver Maganga Moussavou,  Emmanuel Issoze Ngondet, tandis que Marie Madeleine Mbourantsuo, debout, s’adresse au président de la République.

Après la photo et la courte vidéo de l’Agence France-presse (AFP), la veille, montrant la visite du Roi du Maroc à Ali Bongo à l’hôpital militaire de Rabat, cette nouvelle vidéo vient confirmer que «le président gabonais est bien vivant». Toutefois, des questions restent en suspens. Notamment, dispose-t-il de toutes ses facultés ? Les Gabonais aimeraient en avoir une réponse.

Sur la vidéo largement diffusée, le vice-président de la République a déclaré que «tout se passe bien». «Et nous espérons que nous, à notre niveau, nous serons à la hauteur pour montrer au monde entier la continuité de l’État. Et notre loyauté vis-à-vis du président de la République doit se manifester par notre ardeur au travail, par notre détermination pour lui laisser le temps de recouvrer correctement sa santé avant de nous retrouver», a déclaré Pierre Claver Maganga Moussavou. S’il ne dit pas à quel moment Ali Bongo regagnera le bercail, il précise que «le président est bien en vie et que sa rééducation se fait correctement».

Emmanuel Issoze Ngondet parle, lui, d’«apaisement et le soulagement». Des sentiments qui, selon lui, vont encourager le gouvernement «à redoubler d’efforts pour accélérer la mission : maintenir l’État en fonctionnement». Autrement dit, le chef de l’Etat est bel et bien vivant. Cependant, on ignore toujours le mal dont souffre Ali Bongo, de même que l’on ne sait nullement combien de temps durera sa rééducation. Mieux, la question d’un quelconque intérim ne serait pas à l’ordre du jour.