Absente du ciel depuis deux ans pour faillite présumée, la compagnie Gabon Airlines voit son horizon s’assombrir davantage avec une nouvelle affaire : elle est sommée de payer, avant le 28 mars, 500 millions de francs CFA à Ethiopian Airlines pour non paiement d’une facture de maintenance d’un avion.

Le Boeing 767-200 de Gabon Airlines bloqué à Addis-Abeba depuis 2010

Arrivé en Ethiopie en 2010 pour une révision, un Boeing 767-200 de Gabon Airlines y est resté et a causé une facture jusqu’alors impayée. «La compagnie éthiopienne aurait adressé plusieurs correspondances à la compagnie gabonaise restée silencieuse. La dernière correspondance, qui date du 12 mars, enjoint à Gabon Airlines de s’acquitter de la somme de 500 millions de francs CFA avant le 28 mars 2012», indique Radio Gabon.

Passé ce délai, poursuit la Radio, «Ethiopian Airlines organiserait la vente de l’aéronef de Gabon Airlines stationné à l’aéroport d’Addis-Abeba en Ethiopie. Le fruit de la vente servira à liquider la dette». S’il s’agit d’une bien mauvaise nouvelle pour Gabon Airlines, cette dette pourrait être cependant être soldée, à condition que la compagnie renaisse de ses cendres, ainsi qu’on l’a moult fois annoncé. A moins que la structure gabonaise préfère se «délester» de son Boeing 767-200.

Dans tous les cas, les actionnaires de Gabon Airlines avaient pris part, le 28 octobre 2011 dernier, à une assemblée générale qui avait traité, entre autres, de la détermination de la valeur patrimoniale de la compagnie. Les actionnaires légaux devaient également se prononcer sur une augmentation de 26 milliards de francs de capital et sur le changement de dénomination de la compagnie.

Au terme de cette assemblée générale mixte qui avait également délibéré sur la nomination de nouveaux administrateurs et de nouveaux commissaires aux comptes, les statuts de la nouvelle compagnie nationale auraient été mis à jour puis adoptés. Alors que la nouvelle compagnie devait démarrer ses activités avant la dernière Coupe d’Afrique des nations de football, rien n’a toujours été fait jusque-là.