La ministre déléguée à la Culture, Leaticia Diweckou, a jugé «satisfaisant» ce mercredi le bilan de la 2e édition du festival «Gabon 9 provinces», organisée du 7 au 15 août dernier à Libreville.

Leaticia Diweckou, le 22 août 2018, au palais des sports et de la culture à Libreville. © Gabonreview

 

La capitale gabonaise a vibré du 7 au 15 août dernier au rythme du «Gabon 9 provinces». Organisé sur le boulevard Jean-Paul II, ce festival était dédié à la vulgarisation des cultures issues des différents terroirs du pays. Bien plus que lors de la précédente édition, la 2e édition de ce festival, assure la ministre déléguée à la Culture ce mercredi 22 août, a montré que «les Gabonais se sont appropriés positivement le concept et ont apprécié l’idée de ce festival».

Aussi, Leaticia Diweckou juge-t-elle «satisfaisant» le bilan de ce festival de 9 jours ayant finalement enregistré plus des 720 artistes et opérateurs économiques officiellement enregistrés. Pour ce qui est du public, le ministère des Sports, de la Culture en charge du Tourisme ne s’est pas avancé à estimer sa participation au terme de l’événement.

Néanmoins, Leaticia Diweckou reconnaît que le festival n’a pas été sans défauts, accusant la perfectibilité de l’œuvre humaine mais davantage les difficultés financières liées à la réduction de moitié du budget demandé par le comité d’organisation. A la veille du lancement officiel du festival, le ministre d’Etat Alain-Claude Bilie-By-Nze avait en effet informé qu’au lieu de 600 millions de francs, l’Etat n’avait pu concéder que 300 millions pour l’organisation du festival.

Conséquences : sa collègue reconnaît «un petit bémol» lors de la sortie des masques qui, selon elle, «n’a pas répondu à la vision qui avait été proposée au départ». Il était notamment prévu que pendant le festival, chaque province présente ses masques. Or, seule celle de l’Estuaire en a été capable, profitant du lancement officiel du festival.

Si Leaticia Diweckou reconnaît également que «les artistes n’ont pas été remerciés à la hauteur de leur talent», elle ne nie pas non plus que les conférences-débats n’ont pu être organisées du fait de peu de moyens financiers à disposition du comité d’organisation. Mais la ministre déléguée le promet, la prochaine édition sera mieux. Ses collaborateurs et elle-même disent s’en remettre aux suggestions des Gabonais.