Intervenant mardi à l’occasion du lancement officiel de la 2e édition du «Gabon 9 provinces» à Libreville, le Premier ministre a présenté la culture comme un facteur de développement pour un pays comme le Gabon. Il envisage un meilleur accompagnement des acteurs culturels gabonais, particulièrement les jeunes artistes, pour qu’ils la vulgarisent en dehors du pays.

Emmanuel Issoze Ngondet, lançant officiellement la 2e édition du festival, le 7 août 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Des membres du gouvernement lors de La sortie des masques. © Gabonreview

Comme annoncé ces derniers jours, la 2e édition du «Gabon 9 provinces» a démarré mardi 7 août au boulevard Jean-Paul II de Libreville. Le lancement officiel des activités a été effectué par le Premier ministre, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre d’Etat en charge de la Culture, Alain-Claude Bilie-By-Nze, et la ministre déléguée, Leaticia Diweckou. Si le premier cité n’a pas manqué de rappeler que la création de ce festival «était une volonté expresse du président de la République», en vue de célébrer la culture du Gabon et réunir tous les acteurs culturels des 9 provinces en un seul lieu, le chef du gouvernement a relevé quant à lui l’importance de la culture dans un pays.

Pour Emmanuel Issoze Ngondet, si ce festival est «un moment de rencontre et d’échange visant à enrichir et à promouvoir la diversité culturelle nationale», il est surtout la preuve que les autorités la perçoivent comme un facteur de développement. Au point que le Premier ministre a indiqué qu’il envisage un meilleur accompagnement des jeunes artistes dans l’objectif d’exporter la culture gabonaise au-delà des frontières nationales.

En plus de bénéficier d’une attention particulière lors de cette édition consacrée à transmission par l’oralité, l’acte 2 du festival «Gabon 9 provinces» pourrait en effet également être le lieu d’une nouvelle collaboration entre le gouvernement et les artistes gabonais, particulièrement les plus jeunes. C’est du moins ce que le Premier ministre a semblé promettre face à la presse.

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«Le programme consiste aussi, a-t-il déclaré, à permettre aux jeunes artistes de se faire connaître. Nous pensons que dans cette perspective, le gouvernement pourrait aider à accompagner ces jeunes artistes à porter haut le flambeau de la culture nationale et mettre au-devant de l’opinion publique l’importance que revêt la culture dans le développement du pays.»

A l’occasion de l’ouverture du festival, c’est l’Estuaire qui était à l’honneur. 72 artistes, artisans et restaurateurs ont représenté la province. La plupart ont eu la visite dans leurs différents espaces des ministres de la Culture qu’accompagnaient d’autres membres du gouvernement. Contrairement à l’édition précédente, cette année «La sortie des masques» a été effective avec la présentation du masque Benga et la démonstration du rite Bwete, originaire de la province de l’Ogooué-Ivindo. Un concert animé par les artistes de différentes tendances musicales originaires de la province de l’Estuaire à clos la journée. Ce mercredi 8 août, le tour reviendra au Haut-Ogooué.