Nouvelle journée blanche que celle du 26 juillet 2017, pour le judo vert-jaune-bleu aux 8es Jeux de la francophonie en Côte d’Ivoire.

Combatif et chance de médaille pour les Gabonais, Terence Kouamba (-81) n’a pas joué de beaucoup de chance. © Gabonreview

 

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Les quatre judokas gabonais prenant part aux 8es Jeux de la francophonie en Côte d’Ivoire ont été sortis de route, dès les éliminatoires pour certains, en demi-finale pour d’autres. Ce qui a naturellement estompé les espoirs de Christian Mboro Mboro, entraineur de la sélection nationale, et d’André Angwé Aboughé, président sortant de la Fédération gabonaise de judo.

Ainsi, Arnold Koussou Ouvelou (-73 kg), Thufanie Moignon (-57 kg), Philomène Dialli (-63 kg) et Terence Kouamba (-81 kg) ont été tour à tour éliminés. L’Arménien Samuel Khachatryan a infligé un ippon à Koussou Ouvelou, le sortant illico presto des éliminatoires de sa catégorie. Pourtant porteur d’un espoir de médaille, le jeune Gabonais ne sera pas repêché.

Alignée en -57 kg, Thufanie Moignon n’a également pas confirmé tout le bien que l’on pensait d’elle. La Malienne Pinda Keita en a eu raison lors du quatrième tour par hansoku make (sanction à un combattant ayant commis une infraction grave ou ayant été pénalisé de 3 shido et commettant une nouvelle faute, légère fusse-t-elle).

En -63 kg, Philomène Dialli, passée directement par la case des quarts de finale, n’a rien pu faire face à la Canadienne Emilie Burt (ippon). Malgré cet échec, elle a encore eu droit à un combat pour la médaille de bronze. Cette dernière chance s’est envolée face à la rage de vaincre de la Marocaine Sofia Bellatar, surprenant la Gabonaise avec un ippon.

Autre chance de médaille pour les Gabonais, Terence Kouamba (-81) n’a tenu que deux combats avant de s’effondrer. Pourtant magistral devant le Canadien Gabriel Traversy au 4e tour (victoire par ippon) et l’Ivoirien Cheick Dabonne en quart de finale (succès par pénalité), il a été surpris par le Marocain Achraf Moutii en demi-finale (défaite par ippon). Sans doute psychologiquement touché par cette défaite-éclair, il apparaitra sans ressource face à Saliou Ndiaye (Sénégal), vainqueur lui aussi par hansoku-make, la pénalité sus expliquée.

Si l’entraineur du Gabon indiquait, avant le lancement de la compétition, ne pas s’inscrire du tout dans la philosophie du Baron de Coubertin stipulant que «l’important c’est de participer», la prestation de ses poulains confirme finalement l’adage olympique et devrait le consoler.