Une récente étude du ministère de l’Eau et de l’Energie montre que les fuites d’eau constatées sur toute l’étendue du territoire national s’évaluent à plus de 85 000 m3 chaque jour, alors que de nombreux foyers subissent encore les affres des pénuries.

Comme ici, les fuites d’eau sont dues à une mauvaise installation des compteurs par la SEEG. © Gabonreview

 

Une fuite au compteur arrosant des automobilistes à Libreville. © Gabonreview

Les fuites d’eau à Libreville et dans d’autres villes du Gabon. Telle est la nouvelle équation que Guy Betrand Mapangou essayera, dans les prochains jours, de résoudre. Le phénomène n’est que trop courant depuis des années et les différents ministres en charge de la gestion du précieux liquide n’ont jamais su en venir à bout. Le principal opérateur, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) semble, lui, totalement dépassé. Son service de gestion des fuites fonctionne mal, et la société ne s’est pas toujours montrée prompte à réagir aux plaintes des usagers.

Or, une enquête récemment menée par les services technique du ministère de l’Eau et de l’Energie interpelle sur la question. Elle montre que les fuites d’eau (avant et après compteur) enregistrées à travers le pays sont évaluées à plus de 85 000 m3 chaque jour. Un phénomène qui justifierait la difficulté d’approvisionnement de plusieurs centaines de foyers à Libreville, notamment. La capitale n’aurait pourtant besoin que de 15 000 m3 d’eau supplémentaire pour combler son déficit. La faute à qui : d’abord à l’incivisme de certains, ensuite aux travaux menés par des sociétés de BTP intervenant sur les lieux où sont disposées des conduites d’eau, et enfin à la mauvaise installation des tuyaux par la SEEG.

Un tuyaux sectionné par un usager à Libreville. © Gabonreview

Dans les jours qui viennent, une opération du ministère de l’Eau et de l’Energie devrait être menée à Libreville, Owendo et à Akanda, en partenariat avec la SEEG. Celle-ci aura pour mission d’évaluer puis de lancer les travaux de réparation. Cette opération permettra également au ministère et à l’opérateur de sensibiliser les populations sur la nécessité de signaler les fuites et sur la préservation des installations hydrauliques dans leurs différents quartiers et leurs foyers. La SEEG quant à elle a reçu ordre de Guy Betrand Mapangou de veiller à rendre plus effectif son service de signalisation et de réparation des fuites à travers le pays. Pour l’heure, ce sont les clients qui continuent de trinquer.