A l’occasion de la 7e Journée africaine des frontières, la commission nationale des frontières a organisé son assemblée générale le 7 juin 2017, à Libreville. L’objectif de celle-ci était d’examiner les contours d’une protection efficiente des frontières nationales.

Lucienne Ogouwalanga entourée des ministres délégués au Budget et aux Affaires étrangères, Anicet Mboumbou Miyakou et Calixthe Nsie Edang, le 7 juin 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Profitant de la célébration de la Journée africaine des frontières, la commission nationale des frontières (CNF), sous la présidence du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Lucienne Ogouwalanga Awore, s’est réuni en assemblée générale. Cette réunion portait sur la «situation des frontières et perspectives», «les financements», «la cartographie», la «sécurité et l’insécurité aux frontières».

Président ces travaux en lieu et place de Lambert-Noël Matha, Lucienne Ogouwalanga a rappelé que «la Journée africaine des frontières vise à promouvoir le principe du règlement négocié des différends frontaliers ; la volonté partagée d’œuvrer à la délimitation et à la démarcation des frontières africaines comme facteurs de paix, de sécurité et de progrès économique à l’effet d’accélérer et d’approfondir l’intégration politique et socio-économique du continent».

Une vue des participants, experts en matière de frontières, membres de la Commission nationale des frontières, le 7 juin 2017 à Libreville. © Gabonreview

Il s’agissait pour les participants de faire le point sur l’état de l’ensemble des frontières nationales, selon le Secrétaire permanent de la commission, Victor Mpira. C’est dans ce sens que le ministre délégué a précisé que cette «(…) réunion vise, entre autres, à rationaliser nos actions, à les rendre plus cohérentes, à les évaluer avec précision et à suivre sur la base d’indicateurs précis l’exécution des programmes avec les Etats frontaliers partenaires».

Cette assemblée générale se tient au moment où le Gabon fait face, dans des zones frontalières, à des défis majeurs, à l’instar du terrorisme, de la criminalité transfrontalière, du trafic illicite, d’immigrations illégales, etc. «Ces états de faits sont lourds de conséquences. Aussi, il nous appartient de prendre des mesures appropriées afin de les juguler», a déclaré le ministre délégué. Toutefois, cette commission a-t-elle les moyens de sa politique ? La maigreur de ses ressources financières relativise drastiquement son action sur le terrain. Une carence dommageable pour une mission vitale pour le territoire.

Le Gabon partage avec ses voisins (Guinée équatoriale, Cameroun, Congo), un linéaire frontalier terrestre de 2 566 kilomètres, dont 353 km avec la Guinée équatoriale au Nord-Ouest ; 295 km avec le Cameroun au Nord ; 1 918 km avec le Congo au Nord-Est, à l’Est et au Sud. Il partage aussi une frontière maritime avec le Congo au Sud, avec Sao-Tomé et Principe à l’Ouest, avec la Guinée-équatoriale au Sud-Ouest et au Nord-Ouest. La protection de ce pourtour nécessite une attention particulière, surtout en cette période, au regard de l’instabilité de la sous-région.