La Journée africaine des frontières a été célébrée le 7 juin à Libreville autour d’une réunion de la Commission nationale des frontières. Celle-ci a notamment examiné l’état des limites territoriales gabonaises jusqu’en juin 2018.

Le ministre délégué, Patricia Tayé, ouvrant les travaux de l’Assemblé générale de la Commission nationale des frontières. © Gabonreview

 

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A l’occasion de la Journée africaine des frontières organisée, célébrée le 7 juin, le ministère de l’Intérieur a organisé une Assemblé générale de la Commission nationale des frontières. Objectifs : rendre compte des résultats des missions de terrain et, faire le point de la situation de frontières gabonaises et de l’utilisation des moyens mis à la disposition de cette commission.

Ouvrant les travaux, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Patricia Tayé, a rappelé que l’Assemblée générale est l’organe délibérant de la Commission nationale des frontières. Raison pour laquelle son Secrétaire permanent, Victor Mpiga, a fait le point de la situation de l’ensemble des frontières que le Gabon partage avec le Cameroun, la Guinée Equatoriale et le Congo.

Dans l’ensemble, a expliqué Victor Mpira, la Commission, au niveau du Secrétariat permanent, est en train d’exécuter ses missions, notamment le programme de la préservation et de la restauration de l’intégrité du territoire. Une démarche menée à travers des missions conjointes avec des experts des pays voisins. «Nous avons entrepris de finaliser beaucoup d’étapes avec la partie congolaise. Nous avons pratiquement fini de traiter tous les litiges qui étaient en suspens. Avec le Cameroun, nous avons entamé le processus de démarcation par reconnaissance conjointe de nos frontières communes», a déclaré le secrétaire permanent.

Pour lui, «les frontières sont claires». Seulement, il se trouve parfois sur le plan local, les populations ne les connaissent pas. «Vous avez une frontière naturelle qui est un cours d’eau, mais les populations locales ne se partagent pas le cours d’eau sur une rive. Elles peuvent la partager en amont et en aval : résultat, chacun va aller dans le territoire de l’autre. Mais ce ne sont pas des problèmes qui entrainent des litiges au niveau des Etats. Les problèmes surgissent lorsque les Etats, par une volonté délibérée, occupent une partie du territoire de l’autre et ce sont ces problèmes qui nous amènent à nous rencontrer dans le cadre des commissions bilatérales pour résoudre ces litiges», a expliqué Victor Mpira.

Revenant sur la rumeur ayant fait courir l’information sur une «annexion d’un village gabonais par le Congo», Victor Mpira s’est voulu rassurant. «Il n’y a pas d’annexion du territoire gabonais par un pays voisin, le Congo. Nous avons vu les photos, ce sont les villages congolais; il n’y a pas de village gabonais qui s’appelle Youcou, ni Bécongo, ni Zadié. Le dernier village de la zone s’appelle Ekata», a-t-il précisé.

S’il assure que le problème de cette zone est connu et qu’il a été clairement posé par la partie congolaise, il relève que la frontière, dans cette zone, est une ligne de partage des eaux. «C’est en pleine forêt. C’est une ligne de crête qu’il faut encore trouver. Il se trouve que des gens peuvent exploiter ces zones en croyant qu’ils sont dans leur territoire alors qu’ils ont empiété sur le territoire du voisin», a-t-il souligné, assurant que théoriquement, le problème est résolu.