Réunis autour de l’édile de la capitale économique, le 20 février dernier à Port-Gentil, les responsables syndicaux de l’Hôtel de ville ont levé leur mouvement d’humeur, après s’être accordés sur plusieurs points.

L’Hôtel de ville de Port-Gentil. © Gabonreview

 

Après plusieurs jours de grève, les agents de l’Hôtel de ville de Port-Gentil ont repris leur activité, à l’issue d’une séance de travail, le 20 février dernier, entre le conseil municipal et les principaux syndicats. A ce qui semble, les responsables syndicaux ont trouvé satisfaction dans les principaux points de revendication qui étaient les leurs.

En effet, plusieurs points ont rythmé cette rencontre tenue autour de l’édile de la capitale économique. Il s’agissait notamment du versement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par leur employeur, et de la mise à disposition d’une somme de 150 millions de francs CFA de la mutuelle des agents de la municipalité.

«Cette dernière a pour objet l’attribution des crédits, d’avances sur salaires aux agents avec définition stricte des conditions de remboursement, la prise en charge remboursable des frais d’hospitalisation, aides remboursables à l’accession à la propriété», ont rappelé les syndicats.

Sur ce point le président du bureau du conseil municipal a donné sa version des faits, face aux accusations de détournements. «Au lieu de 150 millions supposés de la mutuelle il s’agit en, réalité, de 50 millions. Le bureau du conseil municipal et le Trésor public ont convenu de payer cette somme par tranches de 10 millions de francs, à compter de cette semaine», a expliqué Bernard Aperano,  brandissant l’engagement déposé au Trésor public en octobre 2015. «La mairie a joué sa partition, il revient au Trésor de décaisser le montant», a-t-il lancé.

Concernant la CNSS, Bernard Aperano a souligné que l’Hôtel de ville est à jour de ses cotisations prélevées depuis la source par le trésor public qui, en raison du contexte économique, ne les aurait pas reversées à la CNSS. «Par contre, l’institution devra payer 100 à 200 millions de francs de pénalités à la caisse pour ce retard accusé via le trésor», a-t-il reconnu.

Par ailleurs cette séance de travail a également accordé une place de choix à la question relative à l’application de la nouvelle grille salariale, inspirée de la fonction publique. «Avant la nouvelle grille, un détenteur du Certificat d’études primaires (Cep) touchait 800 000 francs, alors qu’un bachelier était payé deux fois moins», a affirmé le maire de Port-Gentil, assurant que cette nouvelle grille de rémunération sera appliquée après son amendement par les élus locaux.

Auteur : Carlyne Mamboundou