La confédération syndicale des travailleurs des secteurs publics, parapublics et privés a décidé, le 13 février 2017, de maintenir la pression sur le gouvernement jusqu’à satisfaction de ses revendications.

L’assemblée générale de la Dynamique unitaire le 13 février 2017, à Libreville. © Gabonreview

 

Les syndiqués membres de la convention Dynamique unitaire se sont retrouvés en assemblée générale de sensibilisation le 13 février. Il s’agissait d’évaluer les avancés des différentes rencontres obtenues avec le gouvernement. Des démarches jugées infructueuses, laissant croire à une indifférence de la part des autorités. «Le gouvernement n’a pas encore décidé de quand il commencera à régler les problèmes des travailleurs gabonais. Nous attendons toujours que le gouvernement donne un signal fort», a regretté le vice-président de Dynamique unitaire, Martin Edzo Mve.

Pour les leaders de cette confédération syndicale, la grève continue, il n’y a pas de raison de baisser la garde. «C’est une occasion de demander à tous les autres concitoyens, de maintenir la pression, de ne plus avoir peur. Il faut que tous les travailleurs se mettent en grève comme le souhaite la Dynamique unitaire. C’est au bout de cette grève que les solutions seront apportées à nos problèmes», a poursuivi Martin Edzo Mve.

En plus des revendications déposées sur la table du gouvernement, en attente de satisfaction, l’État devra s’attendre à gérer dans les tous prochains jours, les frustrations des employés gabonais par rapport aux nouveaux taux de cotisations des secteurs privés, publics et parapublics. Cela relève du manque de sérieux de la part des autorités. «Les cotisations de la CNAMGS ont été augmentées de 1%, ce qui est contraire aux négociations d’Agondjé. Le texte d’Agondjé doit être respecté. Car, comment comprendre que le gouvernement viole l’esprit des conclusions d’un rapport remis au président ?», s’est indigné le vice-président de Dynamique unitaire, invitant les populations à refuser de payer cela.

«Quand on ne dit pas la vérité à son peuple, on est obligé de tenter un passage en force. Ils ne savent pas comment nous dire que les caisses de l’État sont vides. Ils n’ont plus l’argent pour faire face aux besoins des populations», a conclu Martin Edzo Mve.