Candidate à l’intégration à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), en qualité de membre observateur, l’Arabie Saoudite aura le soutien du Gabon lors du 17e sommet, prévu les 11 et 12 octobre à Erevan, en Arménie.

© D.R.

 

Les 11 et 12 octobre se tiendra à Erevan en Arménie, le 17e sommet de la Francophonie, réunissant les chefs d’Etats et de gouvernement des pays de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Parmi les sujets importants qui seront abordés au cours de cette rencontre figure l’étude de la candidature de l’Arabie Saoudite quant à son entrée comme membre observateur de l’OIF. Cette intégration constitue selon Riyad, «un moyen d’élargir sa zone d’influence dans la sphère francophone».

Si en 2016, lors du 16e sommet tenu à Madagascar, elle avait vu sa candidature rejetée par le Conseil ministériel de la Francophonie (CMF), pour «dossier incomplet», cette année, l’Arabie Saoudite a le soutien de nombreux Etats qui œuvrent pour son intégration, parmi lesquels le Gabon, le Maroc, le Sénégal et le Bénin.

Toutefois, plusieurs Etats sont opposés à l’intégration de l’Arabie saoudite. Ces Etats reprochent au Royaume saoudien des violations en matière de droits de l’Homme, d’égalité homme femme et de libertés.

En 2016 lors du sommet de Madagascar, les Etats étaient divisés sur la question. Si certains Etats avaient soutenu le royaume saoudien, une majorité des pays s’étaient rangés derrière l’avis du Conseil ministériel de la Francophonie (CMF), qui avait jugé le dossier «incomplet».

Après d’âpres passes d’armes entre les représentants francophones, il avait été décidé qu’une mission d’évaluation de l’OIF soit dépêchée en Arabie saoudite pour s’assurer du bon avancement du dossier.

Bien que certains efforts aient été entrepris par le royaume saoudien, selon les observateurs, notamment en matière de libertés et droits de vote des femmes aux municipales, reste à savoir si le soutien du Gabon, du Maroc, du Sénégal et du Bénin lui permettraient cette fois d’intégrer l’OIF.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga