Les gouvernements du Canada et du Québec ont annoncé le 9 octobre 2018 qu’ils ne soutiendront pas la candidature de la secrétaire générale de l’OIF, Michaelle Jean, pour un nouveau mandat lors du 17e sommet de l’organisation qui s’ouvre le 11 octobre en Arménie.

Les chances de réélection de Michaëlle Jean sont trop faibles. © D.R.

 

Le Canada et le Québec se disent prêts à rallier le consensus africain qui s’emble prévaloir au prochain Sommet de la Francophonie, en faveur de la candidature du ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF.

En effet, selon les gouvernements canadien et québécois, les chances de réélection de Michaëlle Jean sont trop faibles. «Il était devenu évident que les chances de Mme Jean étaient très minces de l’emporter. Elle a fait du très bon travail, mais les chiffres sont les chiffres», explique une source proche du dossier, relayé par nos confrères de Jeune Afrique, laissant penser que la désignation de Louise Mushikiwabo par les chefs d’État francophones, lors de leur huis clos prévu le 12 octobre prochain à Erevan, ne relèverait que d’une simple formalité.

Outre le soutien de la France, Louise Mushikiwabo a l’appui de l’Union Africaine, et de la majorité des pays africains membres de l’OIF. En effet, le mandat de Michaelle Jean a été marqué par des scandales financiers. Elle a été accusée notamment d’avoir effectué des dépenses somptuaires de plus de 350 000 euros pour la rénovation de sa résidence de fonction à Paris et d’avoir acquis un piano à queue à plus de 13 000 euros. A cela s’ajoute, le dépassement de 40% de ses frais de voyage. Michaelle Jean a toujours rejeté ces accusations et défendu son bilan, en qualifiant les critiques de «campagnes de diffamation, et de désinformation».