La logistique pour le paiement de deux mois sur trois des bourses des étudiants gabonais en France, a été déployée à Campus France le 10 janvier.

Les boursiers gabonais en France à la caisse !. © Gabonreview

 

L’ultimatum lancé par les étudiants gabonais boursiers en France semble avoir trouvé un écho favorable. Depuis le 10 janvier, en effet, les étudiants perçoivent deux mois de bourses à Campus France, payées par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG).

Une information confirmée par l’ambassadeur du Gabon en France, invité sur le plateau d’Africa 24, le 10 janvier. Selon Flavien Enongoué, il reste à régler le mois de janvier ainsi que les frais d’inscription universitaire et de mutuelle de santé.

A ce qui semble, les 90 jours de retard de paiement des allocations de bourses et autres remboursements; droits d’inscription, sécurité sociale et mutuelle; indemnité trousseau sont consécutifs à un «accident» qui arrive rarement dans le cas du Gabon.

«En fin d’année, il y a une mobilisation de ressources qu’il faudrait réaliser et qui n’est pas toujours aisée, car c’est la fin d’année budgétaire et dans tous les pays, les contraintes sont quasi les mêmes», a-t-il expliqué le diplomate.

«A la dernière semaine du mois de décembre le gouvernement a mis à la disposition de Campus de France, un million deux cent mille dollars pour le payement de ces bourses. Il se trouve qu’avec les jours fériés, la banque de France n’a pas travaillé. La mise à disposition de ces fonds a été fait récemment et c’est en ce moment que Campus France a daigné payer aux étudiants deux mois de bourse (novembre et décembre)», a ajouté Flavien Enongoué.

Entre les difficultés à mobiliser les ressources en fin d’année budgétaire, la problématique des jours fériés en France, l’argument du problème de devise liée aux banques tenu par Campus France et la thèse des fonds insuffisants évoqué par l’Agence nationale des bourses du Gabon, les boursiers gabonais en France ont appris à flirter avec la mendicité.

«Le Gabon est l’un des rares pays aujourd’hui, à pouvoir accompagner les élèves de la sixième à la thèse de doctorat avec la bourse de l’Etat. Il y a au Gabon, 120 000 boursiers dont 83 000 au secondaire et le reste au Supérieur. Et cela coûte 57 milliards de francs CFA», a conclu Flavien Enongoué.