A l’initiative de la Grande Loge de France (GLDF) et la Grande Loge unie du Maroc (GLUM), les obédiences africaines pratiquant le Rite écossais ancien et accepté (REAA) devraient s’unir prochainement au sein d’une structure commune.

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Evoquée il y a quelques temps avant d’être finalement retenue à l’issue d’une réunion, le jeudi 23 février à Paris (France), entre la Grande Loge de France (GLDF) et la Grande Loge unie du Maroc (GLUM), le rassemblement «Grandes Loges unies d’Afrique» devrait voir le jour au mois de juin 2017. Le grand maître de la GLDF, Philippe Charuel, et son homologue de la GLUM, Mohammed El H., se sont accordés, rapporte le quotidien français l’Opinion. Ce rassemblement devrait compter, parmi ses membres fondateurs, toutes les loges du Gabon pratiquant le Rite écossais ancien et accepté (REAA), l’un des rites maçonniques les plus répandus dans le monde. On annonce également la participation à ce grand rassemblement africain des loges du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Maroc, en tant que membres.

Philippe Charuel, Grand maître de la GLDF, futur hôte des «Grandes Loges unies d’Afrique». © D.R.

A quatre mois du grand rendez-vous du siège parisien de la GLDF, certains s’inquiète du climat au sein des Grandes Loges gabonaises. Il faut dire que l’élection présidentielle d’août 2016 a eu son petit effet sur les «frères de lumière». En 2015 déjà, soit un an avant cette élection, à la Grande Loge nationale du Gabon (GLG), des tensions s’étaient faites entendre. Entre contestation du renouvellement des instances dirigeantes et tentative d’OPA sur certaines loges, de nombreuses scissions avaient été rapportées. A quatre mois de la sortie officielle de «Grandes Loges unies d’Afrique», les loges gabonaises ont-elles pu trouver des solutions à leurs différends ? On en doute.

Comme pour se défendre, certains soutiennent déjà que même entre les Grandes Loges, notamment entre la Grande Loge de France et la Grande Loge nationale de France (GLNF), à laquelle est affiliée la Grande Loge nationale du Gabon, dirigée par Ali Bongo, le courant passe difficilement. La GLNF et ses alliées africaines sont souvent critiquées pour leur «affairisme et [leurs] dérives politiciennes». Pas sûr que la GLNG intègrera dans son entièreté, le rassemblement «Grandes Loges unies d’Afrique». Quoique…