Assurant que l’augmentation des frais d’inscription et d’écolage était nécessaire, la mutuelle de l’Université Omar Bongo (UOB) promet d’avoir un regard sur la gestion des fonds qui en découleront, «pour le bien de l’étudiant».

Ange Gaël Makaya Makaya, président de la mutuelle de l’UOB (au centre), le 6 octobre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

La mutuelle de l’Université Omar Bongo(UOB) accueille favorablement l’augmentation des frais d’inscription et d’écolage. Elle assure que «cette augmentation s’est faite avec le consentement des étudiants, et pour leur propre bien». D’après Ange Gaël Makaya Makaya, président de la mutuelle de l’UOB, l’argent issu de la hausse des frais d’inscription et d’écolage approuvée, en septembre dernier, par le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur entre dans le cadre de «l’amélioration des conditions d’étude des 23 000 étudiants de l’UOB».

Concrètement, énumère le président de la mutuelle, cet argent permettra aux étudiants d’être déchargés de l’achat des fascicules, d’avoir à disposition une connexion Internet gratuite via le Wifi dans tout le campus, l’ouverture d’une salle multimédia, l’ouverture de deux salles de reprographie exclusivement dédiées aux étudiants des deux Facultés (FDSE et FLSH), dont le coût ne devrait pas excéder 25 francs CFA, et d’être équipés en matériels sportifs. Cet agent, espère Ange Gaël Makaya Makaya, devrait également permettre à l’UOB de signer un partenariat avec la Sogatra, pour l’ouverture de trois lignes (UOB-Owendo, UOB-PK12 et UOB-Akanda).

Si le président de la mutuelle de l’UOB veut croire que ses attentes se matérialiseront, c’est qu’il envisage de peser dans les décisions prises par les autorités rectorales au cours de l’année 2017-2018. «Nous aurons un regard sur la gestion de cet argent», assure-t-il, annonçant que, récemment, Guy Bertrand Mapangou a accepté le fait que les représentants des étudiants intègrent le conseil d’administration de l’Université. Il reste donc aux universités et grandes écoles publiques de faire apparaître dans leurs textes cette nouvelle instruction.

Pour l’heure, bien qu’elle puisse encore susciter la colère chez certains étudiants, la hausse des frais d’inscription et d’écolage a bel et bien été maintenue. A l’UOB, de 50 000 francs (Licence), 75 000 francs (Master) et 1 million de francs (Doctorat), l’inscription est passée à 35 000, 60 000 et 80 000 francs pour les étudiants nationaux et Cemac. «C’est un mal nécessaire», assure Ange Gaël Makaya Makaya.