En vue d’appuyer les associations et ONG de Port-Gentil  dans la gestion des activités et des budgets, le Centre Mbandja de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, en partenariat avec le Centre humanitaire pour la promotion sociale (CHUPS), point  focal local, ont organisé un séminaire, du 27 au 29 mars, dans la capitale économique.

Vue du séminaire des acteurs associatifs de Port-Gentil

Selon les experts de centre Mbandja, ce séminaire avait pour objectif de former les associations et ONG de Port-Gentil à la gestion budgétaire pour une meilleure visibilité de leurs activités et pour leur performance technique, notamment dans la présentation des projets

«On leur propose un panel d’outils, à eux de choisir ceux qui leur correspondent le mieux, pour la bonne gestion d’un projet et son suivi budgétaire», a indiqué Christian Kockman, conférencier du RONGEAD, une ONG fondée à Lyon il y a 27 ans et spécialisée sur le commerce international des produits agricoles et le développement durable.

Le séminaire va regrouper 23 responsables d’associations locales œuvrant dans des secteurs variés qui seront formés sur les fondamentaux et le savoir-faire nécessaire pour atteindre un niveau de professionnalisme dans la  gestion des associations et projets à soumettre aux bailleurs de fonds.

«J’ai compris que nous devons changer de stratégie. Une association demande beaucoup de temps et de travail. Par rapport aux sujets développés, j’ai retenu dans la présentation du projet qu’il faut être concret et cohérent dans la rédaction d’un projet pour que le bailleur le comprenne mieux. J’ai acquis des outils pédagogiques et pratiques pour améliorer l’organisation, le suivi du personnel et la gestion des fonds mis à disposition» reconnait  Mme Bagouendi Giselle, coordinatrice générale de l’ONG Mission Nissi œuvrant dans la protection de l’enfant et la promotion de la jeunesse.

«D’une manière générale, cette formation m’a permis de mieux cerner les contours dans l’organisation du projet et la gestion budgétaire. Les outils indispensables pour mener à bien les activités définies dans chaque ligne budgétaire liée à la mise en œuvre du projet», indique Ferdinand Ndo Ella, président l’association Gabon et Destin qui lutte contre la pauvreté.

Toutes les étapes d’un suivi budgétaire ont été présentées, simulées et développées pour une meilleure compréhension par tous les séminaristes quel que soit leurs différents niveaux.

«Notez sur la facture de quel projet il s’agit et sur quelle ligne budgétaire doit-elle être payée. Rangee ces papiers dans un classeur par mois. Listez toutes les dépenses par ordre chronologique dans un tableau excel. Affectez chaque dépense à une ligne de votre budget», a exhorté Léon Mebiame Ossavou, responsable des associations au centre Mbandja.

Pour  le coordonateur provincial du point focal, Marcellin Ndongomo, les formations sont organisées dans le cadre de renforcement des capacités des associations. «Il avait été constaté que lors de l’appel à projet de la fondation en mai 2011, les associations gabonaises avaient des bons projets, mais leur présentation et la formulation n’étaient pas pertinents. C’est dans cette vision que la Première dame du Gabon s’est engagée à travers le centre Mbandja à donner les outils nécessaires à la société civile pour maitriser les méthodes de rédaction, de suivi et réalisation des activités sur le terrain», a-t-il rappelé.

Ces formations ont commencé à Libreville en septembre 2011 et devront s’étendre à toutes les provinces du Gabon. Port-Gentil a été la première localité à recevoir les experts du centre qui ont animé la première cette formation intitulée «Gestion du cycle de projet». Des exercices de simulation par groupe ont été effectués pour la mise en pratique des connaissances et la correction des mauvais reflexes.