Au terme de deux jours de travaux, le 22 et le 23 novembre 2018, les participants au forum sur la généralisation de la certification des activités de la filière forêt-bois d’ici à 2022 ont proposé plusieurs recommandations visant à atteindre cet objectif.

Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Denis Tsanga clôturant le forum sur la généralisation de la certification des activités de la filière forêt-bois d’ici à 2022 au Gabon. © Gabonreview

 

Organisé par le Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent (BCPSGE), le forum sur la généralisation de la certification des activités de la filière forêt-bois d’ici à 2022 a pris fin le 23 novembre. Plusieurs recommandations ont été faites par les participants pour essarter la voie qui mène vers cet objectif.

Les panélistes ont identifié quatre types de concessions forestières dans le cadre de cette entreprise. Les unités forestières d’aménagement (UFA), d’une superficie totale de 12,600 millions d’hectares ; les conservations provisoires d’aménagement exploitation-transformation(CPAET), d’une superficie de plus de 2,300 millions d’hectares ; la réserve de Nkok, avec plus d’un million 366 mille hectares ; et les forêts communautaires (FC) dont la superficie se chiffre à 357 563 hectares.

L’ensemble de ces concessions forestières est répartie entre les nationaux (10%), les Européens (16%) et les Asiatiques (74%). En dehors des forêts communautaires et la réserve de Nkok, 100% de concessions sont dans le processus d’aménagement.

Pour tendre vers l’objectif assigné au forum, les panelistes ont invité les administrations à s’assurer avant tout de l’application effective des textes en vigueur. Pour eux, les entreprises forestières doivent choisir elles-mêmes les systèmes de certification. Un état des lieux doit être réalisé pour la vérification de la mise en œuvre effective des plans d’aménagement. Ceci permettrait d’apprécier les niveaux de chaque entreprise et d’identifier le type d’accompagnement approprié.

Les opérateurs proposent ont également proposé que le cadre réglementaire et législatif soit adapté à la problématique de la certification forestière. Il serait nécessaire d’accompagner les entreprises vers la certification, par des programmes d’appui technique et financier.

«Ce qui va changer au terme de ce forum c’est que le Gabon va s’engager dans un réel processus de rigueur dans gestion et l’exploitation forestière, notamment en terme de plan d’aménagement. Au-delà, il y aura ce qu’on appelle maintenant l’Arbitre juste ou l’Avocat juste, c’est-à-dire le certificateur qui pourra voir qui de la partie privée, les exploitants forestiers, ou de l’administration publique s’assure de l’application des textes en République gabonaise. Chacun a fait son travail pour la certification du processus. Il certifie que le processus entre l’administration et les opérateurs a été respecté, que les lois en République gabonaise ont été respectées», a déclaré Liban Soléman, le coordonnateur du BCPSGE, indiquant qu’«il y a un engagement ferme du gouvernement à appuyer les opérateurs».