Pressenti pour quitter ses fonctions après l’élimination précoce du Gabon à la dernière Coupe d’Afrique des nations (Can), le technicien espagnol devrait finalement conserver son poste de sélectionneur, sauf cataclysme.

L’Espagnol devrait poursuivre son bail à la tête des Panthères du Gabon. © news.alibreville.com

 

L’élimination précoce des Panthères du Gabon à la dernière Coupe d’Afrique des nations (Can), avait engendré les rumeurs les plus folles autour de l’avenir du sélectionneur national. Plus de deux semaines après la fin de la compétition, rien n’a toujours filtré au sujet de l’avenir José Antonio Camacho. Un silence laissant cependant présager que le technicien espagnol poursuivra l’aventure à la tête des Panthères.

En effet, «la nomination de Camacho a été validée par le chef de l’État. Celui-ci n’allait pas se désavouer trois mois plus tard en le limogeant, malgré l’échec de la Can. De plus, cela aurait coûté cher, car Camacho dispose d’un très bon contrat», a lancé une source proche de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), relayé par Jeune Afrique. Selon l’hebdomadaire panafricain, l’Espagnol émargerait à 375 millions de francs CFA tous les trimestres.

Par ailleurs, mettre l’échec de la Can sur le seul dos de José Antonio Camacho, serait faire une fleur aux dirigeants du football national. Certes, un sélectionneur est toujours responsable de défaites de son équipe, mais il faut dire que le technicien espagnol bénéficie de circonstances atténuantes, matérialisées par son arrivée tardive à la tête de la sélection nationale.

Comme l’a d’ailleurs reconnu le président de la Fégafoot, dans une récente interview au quotidien L’Union. «La meilleure équipe possible n’a été alignée que durant les deux derniers matchs de poule. Parce que Camacho a découvert les joueurs durant la compétition. Mais la montée en puissance de l’équipe montre que Camacho a fait du bon travail, en très peu de temps», a analysé Pierre-Alain Mounguengui. «Je pense que si nous le gardons il peut encore faire mieux», a-t-il ajouté.

José Antonio Camacho a signé un contrat de deux ans, après l’éviction du portugais Jorge Costa à la fin du mois d’octobre dernier. Sauf cataclysme, l’ancien entraîneur du Real Madrid (D1 espagnole) et de Benfica (D1 portugaise) devrait rester sur le banc des Panthères. D’autant que d’autres échéances sont en vue, notamment les éliminatoires de la Coupe du monde 2018 et de la Can 2019.

Les résultats du sélectionneur à ces prochaines échéances devraient ainsi décider de son avenir à la tête des Panthères du Gabon. «Il a un contrat de deux ans, mais il est clair que si le Gabon échoue en qualifications pour la Coupe du monde 2018, Camacho ne sera sans doute pas conservé», a indiqué un responsable au ministère des Sports.