Aidé par des experts de la Banque mondiale, le Gabon envisage de lancer dans les prochains mois un Système intégré de gestion de la ressource humaine (SIGRH) devant permettre d’avoir de meilleures informations sur les agents de l’Etat.

Scène des travaux au ministère de la Fonction publique (capture d’écran), le 4 septembre 2017. © Gabonreview

 

Lancés en début de semaine et devant s’achever le vendredi 8 septembre prochain à Libreville, les travaux réunissant des experts de la Banque mondiale et le ministre de la Fonction publique devraient aboutir à la mise en place du SIGRH des agents de l’Etat dans quelques mois. Il s’agit d’un outil «très important», qui devrait rendre plus efficace la gestion des agents de l’Etat, a assuré Jean-Marie Ogandaga, selon qui, ce nouvel outil permettra, entre autres, de faire la différence entre les agents publics ayant le statut de fonctionnaires et ceux qui ne l’ont pas.

L’autre objectif assigné au SIGRH est d’aboutir à un nouveau système d’information dans l’administration publique gabonaise. Pour le ministre de la Fonction publique, il s’agit notamment de faire en sorte que les informations soient cohérentes pour tous les départements. «Le système d’information actuel est très parcellaire. Chaque administration et chaque département a son information. Ce qui fait que, lorsque vous souhaitez avoir une information précise, vous ne l’avez pas», a regretté Jean-Marie Ogandaga, qui espère venir à bout des confusions et autres lenteurs administratives grâce au SIGRH, dont la date de mise en place officielle n’a pas encore été arrêtée.

Boosté par le Prix panafricain du service public (PPSP) obtenu en juillet dernier au Maroc, dans la catégorie «Innovation et amélioration de la qualité du service public», le ministère de la Fonction publique a réaffirmé son ambition à la Banque mondiale : «mettre à la disposition du grand public et du Gabonais lambda les meilleurs services qui soient». La première phase des travaux avec les experts de l’institution bancaire apparaît pour Jean-Marie Ogandaga comme une sorte d’audit des services existants, en vue de leur amélioration.