Le ministre du Budget et son collègue de la Fonction publique ont qualifié de «faux grossier» un document prétendument signé par eux, et annonçant l’entrée en vigueur du nouveau système de rémunération à compter du 23 janvier 2019.

Le directeur général adjoint de la Fonction publique, Marc Abeghe, lisant le communiqué du ministère du Budget et de la Fonction publique, le 25 octobre 2018. © Capture d’écran / Gabon 24

 

Circulant depuis 24 octobre sur les réseaux sociaux, un communiqué traitant de l’entrée en vigueur du nouveau système de rémunération a été démenti par le ministre du Budget et son collègue de la Fonction publique. «Les ministres chargés du Budget et de la Fonction publique informent les agents publics qu’il s’agit d’un faux grossier, d’un montage destiné manifestement à semer le trouble au sein de l’opinion», ont affirmé les deux membres du gouvernement.

Portant les timbres des ministères du Budget et de la Fonction publique, revêtu des supposées signatures des responsables de ces départements ministériels, le «faux document» a informé les agents publics et civils de l’Etat en poste dans la province de l’Estuaire, que le nouveau système de rémunération entrera en vigueur à compter du 23 janvier 2019. Le même document souligne que «les agents en poste à l’intérieur du pays seront informés dans un communiqué ultérieur».

Dans leur démenti, les ministres du Budget et de la Fonction publique ont rappelé qu’un nouveau système de rémunération des agents publics, adopté par le gouvernement après une large concertation avec les partenaires sociaux, est déjà effectif depuis juillet 2015.

«Aussi il n’est ni envisagé ni envisageable de remettre en cause ce nouveau système de rémunération, acquis social majeur ayant été unanimement salué par les partenaires techniques et financiers ayant largement contribué à améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de vie des agents publics par la revalorisation significative de leur niveau de rémunération», ont-ils souligné.

Dénonçant «le caractère tendancieux des informations véhiculées», les ministres du Budget et de la Fonction publique ont dit se réserver le droit d’«engager des poursuites judiciaires contre les auteurs desdites informations». Enfin, les deux membres du gouvernement ont rassuré le public sur «l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes en cours dans l’administration, visant à améliorer sa performance et la qualité des services offerts aux usagers».